Les anti pass-sanitaire ne désarment pas

Publié le 15/08/2021 - 09:15
Mis à jour le 15/08/2021 - 11:44

En France près de 215.000 manifestants ont protesté contre le pass sanitaire selon les chiffres du ministère de l’Intérieur pour le 5e week-end de mobilisation. À Besançon, ils étaient entre 2.000 et 2.600 selon les sources à poursuivre cette fronde anti-pass sanitaire

 ©
©

L’essentiel des lieux publics est désormais soumis au pass sanitaire. Cinéma, bars-restaurants, trains longue distance et musées… L’extension de ce dispositif doit permettre d’inciter les Français à se faire vacciner contre le Covid-19. Mais pour une frange de la population, ces nouvelles mesures ne passent pas.

Ce samedi 14 août, les opposants de tous bords au pass sanitaire ont défilé dans les rues de nombreuses villes de France, pour le cinquième samedi d’affilée.

Un total de 214 845 personnes, dont 13 900 à Paris, ont défilé contre le pass sanitaire, soit une mobilisation en baisse par rapport à samedi dernier, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Aux alentours de 19 heures, les autorités recensaient 217 actions, seulement 11 interpellations et un blessé parmi les forces de l'ordre.

Le collectif militant Le Nombre jaune, qui publie un décompte ville par ville, avait recensé samedi dernier plus de 415 000 participants « minimum » en France. Il était de 384.090 pour la mobilisation du 14 août 2021.

Non à "une société de contrôle"

A Besançon, ils étaient plus de 2.000 à manifester. "Non à une société de contrôle permanent (…) Nous ne sommes pas là pour ou contre les vaccins mais bien contre le pass sanitaire, c'est cela qui nous réunit avant tout" lançait un manifestant place de la révolution.

Le cortège est traditionnellement parti de la place de la Révolution, le temps d'attendre tous les manifestants. Une vingtaine d'entre eux brandissant une pancarte "non à la dictature sanitaire" ont été pris à partie. "Dégageons les nazillons" scandaient des manifestants qui ont finalement rejoint tous ensemble la place du 8 septembre avant de se diriger vers Chamars où des policer étaient présents afin de les empêcher de rejoindre la préfecture du Doubs. La manifestation s'est terminée vers 17h15

  • Un rassemblement est à nouveau prévu le jeudi 19 août 2021 à 14h30 à l'appel de trois syndicats devant l'agence régionale de santé à Besançon. Le soir même, un pique-nique contestataire est prévu à 19h place de la révolution.

Depuis ses débuts au cœur de l’été le mois dernier, cette mobilisation antigouvernementale bigarrée et hétéroclite n’en finit plus de grossir. Sans incident majeur jusque-là, elle attire autant familles et primo-manifestants apolitiques que soignants ou pompiers en tenue et dépasse la seule mouvance antivaccin ou complotiste.

À Lille, 2 650 manifestants, emmenés par de nombreux Gilets jaunes, ont parcouru le centre-ville ce samedi, selon la préfecture. Dans le Sud-Est de l'Hexagone, au moins 47 700 manifestants (source policière) ont défilé sans violence et malgré la chaleur de l'après-midi. Hors Paris, les cortèges les plus importants se situent dans le Sud, où Toulon, Montpellier, Nice, Marseille ou Perpignan se sont imposés comme des foyers majeurs de contestation.

Une frange de ce mouvement très divers, sans véritable tête, assume un antisémitisme décomplexé, pendant que certains centres de vaccination ou pharmacies sont traités de "collabos" et victimes d’actes de malveillance. Une enseignante sera ainsi jugée en septembre pour avoir brandi une pancarte ciblant des personnalités juives à Metz samedi dernier.

L’exécutif espère toujours convaincre les indécis pour atteindre l’objectif de 50 millions de Français ayant reçu une première injection à la fin du mois d’août, en brandissant la situation catastrophique aux Antilles comme un repoussoir. La vaccination y est trois fois plus faible qu’en métropole et la flambée épidémique provoquée par le variant Delta une "preuve par l’exemple" de l’urgence à se faire vacciner, selon le Premier ministre Jean Castex.

Santé

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Épisodes caniculaires : l’ANOPS félicite l’ensemble des professionnels de santé mobilisés

Suite aux différents épisodes de canicule qui ont frappé la France, l’association comtoise de régulation libérale souhaite relayer ce 20 juillet 2026 le communiqué de l’association nationale pour l'organisation de la permanence des soins ambulatoires en médecine générale et des services d'accès aux soins (ANOPS) qui félicite les professionnels qui ont été fortement mobilisés.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Une étude européenne sur la maltraitance infantile recherche des témoignages en Bourgogne-Franche-Comté

L’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) participe à une étude d’ampleur européenne concernant la maltraitance des enfants et recherche pour cela des témoignages de personnes adultes victimes de maltraitance durant leur enfance.

Points d’eau, musées, CCAS… La Ville de Besançon renforce ses dispositifs face à la canicule

Face à un épisode de fortes chaleurs qui devrait encore s'intensifier dans les prochains jours, avec des températures pouvant atteindre 38 °C, la Ville de Besançon maintient une vigilance renforcée et adapte progressivement ses dispositifs afin de protéger la population, notamment les personnes les plus vulnérables, assure-t-elle dans un communiqué du 9 juillet 2026.

Un radiologue du CHU de Besançon teste une intervention médicale en apesanteur

Radiologue au CHU Besançon Franche-Comté, le Dr Romain Capocci a participé à une expérience scientifique inédite : réaliser une néphrostomie en apesanteur, à bord d’un vol parabolique. Menée dans le cadre du projet IRIS — Interventional Radiology In Space — en mars 2026, cette expérimentation vise à évaluer la faisabilité de gestes de radiologie interventionnelle en situation de micropesanteur, en prévision des futures missions spatiales habitées.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.72
peu nuageux
le 22/07 à 17h00
Vent
3.3 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
28 %

Sondage