Sursis pour la fonderie MBF de Saint-Claude, la région prête à monter au capital

Publié le 26/05/2021 - 08:40
Mis à jour le 26/05/2021 - 08:36

Le tribunal de commerce de Dijon a accordé un délai supplémentaire aux candidats à la reprise de la fonderie MBF Aluminium de Saint-Claude (Jura), menacée de fermeture, a-t-on appris mardi 25 mai 2021 auprès des représentants des salariés.

En parallèle, la région s'est dite prête à monter au capital de l'entreprise pour favoriser une nouvelle proposition de reprise, après presque deux mois de mobilisation des salariés qui, la semaine dernière, ont menacé de faire sauter leur usine faute de solution.

"Le dossier va être rouvert jusqu'au 9 juin et de nouveaux repreneurs vont pouvoir prétendre acquérir MBF", a indiqué à la sortie de l'audience à huis clos Koray Sukran, délégué syndical Sud. L'unique offre du très discret entrepreneur Michaël Azoulay, qui proposait de conserver 229 salariés, avec une réduction de postes limitée à 42, n'a pas été officiellement écartée, d'après l'avocat du CSE Georges Meyer.

Jusqu'à lundi, M. Azoulay indiquait ne disposer que de la moitié des fonds exigés pour la reprise (1 million d'euros) mais "il a pu montrer à l'audience qu'il avait le soutien de banques régionales", a rapporté Nail Yalcin, délégué CGT.

"Le dossier a été porté à haut niveau, tout le monde est au courant, la seule chose qui manque c'est une volonté de Renault et de l'Etat de soutenir cette offre-là", a-t-il ajouté. Les groupes automobiles Renault et Stellantis (ex-PSA) sont les deux principaux clients de la fonderie, premier employeur privé du bassin d'emploi sinistré du sud du Jura.

La collectivité à la capitale ?

Dans un courrier obtenu par l'AFP avant l'audience, Marie-Guite Dufay, présidente PS sortante de Bourgogne-Franche-Comté, a écrit mardi matin qu'elle souhaitait "ouvrir une ultime voie afin de permettre la continuité d'activité", à travers un montage public-privé, en demandant l'accompagnement de l'État "pour constituer un pool d'investisseurs".

Mme Dufay, candidate à un nouveau mandat en juin, affirme que la collectivité pourrait monter au capital de l'entreprise à hauteur de 33%, conduisant à une participation de la région qu'elle estime entre 300.000 et 600.000 euros.

Après avoir reçu l'intersyndicale, la socialiste a affirmé avoir appris de Bercy que "l'Etat ne suivrait pas M. Azoulay", évoquant un "passif fiscal" de l'entrepreneur et le refus de Renault de travailler avec lui.

"L'Elysée a donné son aval pour que l'on demande une période d'observation supplémentaire au tribunal et, pendant ce temps, l'Etat débloquera le chômage partiel pour les salaires", a-t-elle précisé, réclamant "une relation constructive avec les constructeurs".

"Les cartes sont rebattues, un nouveau sursis est donné. On espère que M. Azoulay parviendra, d'ici à l'audience, à reconquérir la confiance de l'Etat et qu'un plan B monté par la région émergera", a réagi Me Meyer.

Plusieurs dizaines de salariés avaient fait le déplacement mardi devant la cité judiciaire de Dijon où ils ont déposé des carters de moteurs et les éléments de boîtes de vitesse qu'ils produisent. La semaine dernière, quatre représentants syndicaux avaient observé une grève de la faim de plusieurs jours et des employés ont placé des bouteilles de gaz et d'azote dans les murs de la fonderie, menaçant de la faire sauter faute de solution de reprise.

Le tribunal de commerce examinera les offres le 15 juin.

(Source AFP)

Economie

La Confédération européenne des frontaliers qualifie " d’aberration " la nouvelle imposition sur le deuxième pilier

Le deuxième pilier, ou retraite complémentaire, pouvant être attribué aux travailleurs frontaliers français, est désormais directement soumis à l’imposition (en plus des autres prélèvements) s’il est versé en une seule fois. Cette nouvelle loi, applicable en 2026, fait ainsi entrer les travailleurs dans le champ de la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).

Les Instants Gourmands : Besançon passe à table pour la fin de l’été

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera quatre jours consacrés à la gastronomie, aux rencontres et à la découverte.

Préparez votre rentrée en toute sérénité à la Galerie Chateaufarine à Besançon !

QUOI DE 9 ? • La rentrée approche ! À la Galerie Chateaufarine, retrouvez en un seul lieu tout le nécessaire pour bien préparer la reprise. Fournitures scolaires, équipements informatiques, accessoires et indispensables du quotidien sont disponibles chez Intermarché, ainsi que dans les enseignes spécialisées comme Fnac, Boulanger, Kraft ou Stratus.

Allocation de rentrée scolaire 2026 : les dates de versement sont connues…

Les dates de versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) pour la rentrée 2026 sont désormais connues. Selon les informations publiées le 20 juillet 2026 par le Service Public, près de 3 millions de familles bénéficieront de cette aide destinée à faire face aux dépenses de la rentrée scolaire.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

Selon une étude, 75 % des Français préfèrent les commerces indépendants aux grandes enseignes

75 % des consommateurs français estiment que les commerces indépendants offrent une meilleure expérience en boutique que les grandes chaînes et les grands magasins. Selon une étude menée pour Faire, une ambiance soigneusement pensée pourrait inciter les clients à rester plus longtemps et à dépenser davantage.

À Besançon, Simon Leclair lance " Bissapéti " pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.53
légère pluie
le 24/08 à 20h00
Vent
4.39 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
92 %

Sondage