Sylvain Perruche, récompensé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche

Publié le 03/10/2013 - 16:00
Mis à jour le 03/10/2013 - 16:01

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a récompensé Sylvain Perruche, chercheur INSERM au sein de l’unité mixte (INSERM – Université – EFS) UMR1098 « Interactions hôte-greffon-tumeur et ingénierie cellulaire et génique » de l’Etablissement Français du Sang (EFS) Bourgogne Franche-Comté, lors du 15è Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes qui s’est tenu le 12 juillet dernier. 

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Lauréat Oseo pour son projet de start-up pour l’exploitation de son brevet portant sur un nouveau produit anti-inflammatoire, il bénéficiera d’une aide à la création d’entreprise innovante, pour amener sa découverte jusqu’aux malades.

"Ce prix est un pas de plus, après le dépôt du brevet, vers la naissance d’une nouvelle thérapeutique à destination de toute personne souffrant de maladies inflammatoires" selon la direction de l'Etablissement français du sang Bourgogne Franche-Comté.  

La naissance d’une nouvelle thérapeutique

Ce chercheur bisontin a inventé un nouveau procédé de production de facteurs anti-inflammatoires. Jeune chercheur en immunologie, il a présenté en 2005 une thèse portant sur une approche thérapie cellulaire au bénéfice de l’allogreffe de moelle osseuse dans le traitement des leucémies, pour favoriser la prise de greffe et limiter la "maladie du greffon contre l’hôte", sujet de recherche historique à l’Etablissement Français du Sang Bourgogne Franche-Comté. Spécialiste des questions liées à la modulation de l’inflammation associée à la greffe, il eut alors cette nouvelle idée inspirée d’une réaction naturelle, "l’apoptose", c’est-à-dire la mort naturelle de nos cellules devenues indésirables (renouvellement cellulaire naturel) pour produire des facteurs anti-inflammatoires. Les cellules éliminant ces cellules apoptotiques secrètent de nombreux facteurs permettant de contrôler le système immunitaire. En effet, les substances produites par ces cellules "camions-poubelles" dans ce contexte, et reproduites en médicaments, représentent une thérapie innovante à des coûts relativement bas. Après la preuve du concept chez l’animal, cette découverte a fait l’objet d’un brevet déposé en janvier dernier.

Création d’une start-up et essais cliniques

Avec ce brevet, Sylvain Perruche dépose donc ensuite une demande d’aide à la création d’entreprise innovante auprès du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce prix Oseo décerné au début de l’été est le point de départ de la création de cette start-up visant à exploiter ce brevet et produire ce nouveau médicament.

Parallèlement à la création de cette start-up, les 1ers essais cliniques évaluant l’efficacité de cette thérapie produite à l’EFS seront mis au point et ensuite pourront débuter en collaboration étroite avec le CHRU de Besançon. L’objectif pour les années à venir est de tester et valider cette approche dans différentes pathologies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires de l’intestin et l’infarctus du myocarde.

Sylvain Perruche touche ainsi, avec ces deux étapes, d’un peu plus de près son ambition de voir la naissance de sa société de biotechnologie pour la commercialisation future de ce nouveau médicament innovant. Cette découverte, si les essais aboutissent, serait un réel espoir pour le traitement de nombreuses affections chroniques et des emplois à la clé dans la région.

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