Travaux publics cherchent chantiers désespérément

Publié le 25/06/2014 - 15:40
Mis à jour le 17/04/2019 - 14:15

Baisse des dotations de l’Etat, réduction des investissements de la part des collectivités… Le secteur des travaux publics souffre en Franche-Comté. 450 emplois ont déjà été perdus depuis 2008. Aujourd’hui, 280 entreprises y emploient 4500 personnes.

 ©
©

En perte de vitesse

Sinistrés, les travaux publics en région ont enregistré la plus forte baisse d'appels d'offre sur le premier trimestre 2014, de l'ordre de 38,7% (contre moins 17,9% de moyenne nationale). Cela fait maintenant un an et demi que la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) tire la sonnette d'alarme sans retour des pouvoirs publics. La profession n'exclut pas aujourd'hui d'aller plus loin dans ses revendications et a d'ores-et-déjà sollicité le préfet.

Pour Patrick Robert, président de la FRTP, il est plus que jamais temps d'investir, l'avenir de la profession étant menacé. Les commandes publiques représentent 70% de son chiffre d’affaires. Le manque de chantiers a aujourd'hui un impact sur les entreprises locales. "Beaucoup ont consommé les congés payés et leurs budgets de formation pour éviter les licenciements."

Lutter contre l'immobilisme des collectivités

Les postes intérimaires ont aussi été supprimés. Mais cela ne suffit pas. Depuis 2008, 450 emplois ont ainsi été perdus et l’équivalent serait à venir d’ici 2017. La formation des jeunes est, elle aussi, en perte de vitesse avec notamment une chute remarquée de 25% des effectifs au Centre de formation des apprentis du bâtiment à Besançon.

Au principe de la grogne notamment : l’immobilisme des collectivités faisant suite à une année électorale et à la baisse des investissements, auquel s’ajoute "la peur de l’Etat, qui invite à réduire les dépenses !" Des études récentes de Standard&Poors et de la Banque postale convergent également vers une diminution de l’investissement local de moins 6% avec une chute du chiffre d'affaires en région de 34% dans le pire des scénarios d’ici à 2017 passant de 55,5 à 34,7 millions d'euros.

Les gros chantiers aujourd'hui achevés

Il faut dire que la Franche-Comté se reposait jusqu’à maintenant sur d’importants chantiers comme celui du tramway de Besançon, qui a représenté 160 millions d’euros pour les TP, ou le réseau de transports Optymo à Belfort et la LGV Rhin-Rhône. Désormais achevés, il faut trouver des solutions pour préserver les emplois locaux.

Le Conseil général de Haute-Saône a choisi de mettre en place un plan de relance pour permettre le maintien des chantiers. La profession mise sur ce genre d’initiatives et invite les collectivités à l’entretien de leurs voiries ou de leurs canalisations où il y aurait à faire puisque le taux de perte moyen de l’eau est encore de 27% en Franche-Comté. "Nos élus n'ont pas conscience de l'importance de ces chantiers. S'ils ne sont pas faits de façon régulière, cela occasionnera des travaux plus importants après", confie Patrick Robert. "Avec un investissement moyen de 100 000 euros, ce sont ces petits chantiers qui nous font vivre aussi !"

Le déploiement du très haut débit représenterait également une perspective d'emploi pour la profession ; les programmes immobiliers, aussi bien publics que privés, étant eux aussi au ralenti.

Economie

Le premier salon professionnel du gîte et de la chambre d’hôtes ouvrira ses portes à Pouilly-en-Auxois

Le premier Salon professionnel du gîte et de la chambre d’Hôtes se tiendra le 31 mars 2026 à Pouilly-en-Auxois. Organisé par Gîtes de France, cet événement inédit entend accompagner les propriétaires et porteurs de projets face aux enjeux réglementaires, fiscaux et économiques du secteur.

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille prépare son dernier rendez-vous

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille s’apprête à tirer sa révérence. L’événement musical organisé à Métabief tiendra sa dernière édition les 24 et 25 juillet 2026. Les organisateurs annoncent une édition “légendaire”, conçue comme une célébration collective après un quart de siècle d’histoire.

Près de 3.000 personnes attendues au Salon Doubs pour l’emploi à Besançon

La nouvelle édition se tiendra le 11 mars 2026 à Micropolis Besançon. Cette année, l’accent a été mis sur l’aide à la personne, l’animation et l'enfance dans le périscolaire et des valorisations sur les "gestes métiers sur l'hôtellerie et la restauration". Sans oublier l’apprentissage et toute une partie qui reste consacrée aux métiers du BTP.

“Aux Héritages de la Bouloie” : bientôt un tiers-lieu agricole, sportif et culturel de 11 hectares à Besançon ?

La famille Billod lance une cagnotte ce mois de février 2026 pour redonner vie au domaine historique du Château Grobost, à Besançon. À travers leur projet Aux Héritages de la Bouloie, ils ambitionnent de transformer ce site patrimonial de 11 hectares en un tiers-lieu agricole, sportif et culturel, dédié aux familles, aux enfants, aux personnes en situation de handicap et aux habitants…

Violences conjugales : la Maison des femmes pour l’égalité ouvre ses portes ce lundi à Besançon

VIDEO • À l’initiative de solidarité femmes et du CIDFF et suite à un mouvement local de fonds qui ont servi a acheter le bâtiment puis à la mobilisation d’acteurs publiques locaux, la maison des femmes de Besançon a officiellement ouvert ses portes ce 2 mars 2026 au 2 A rue Andrey à Besançon. Si la structure est fonctionnelle, elle a toutefois besoin de fonds importants pour fonctionner toute l’année…

Quoi de neuf à l’hôtel-spa**** Les Rives Sauvages à Malbuisson en 2026 ?

QUOI DE NEUF ? • Quoi de plus agréable en cette saison que de s’offrir une parenthèse de tranquillité dans un cadre naturel préservé ? L’hôtel-spa **** Les Rives Sauvages, à seulement 1 heure de Besançon, vous invite à vivre un séjour ressourçant, entre calme et bien-être.

Municipales : la FDSEA demande à ce que l’agriculture soit “pleinement intégrée aux réflexions” des candidats

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles du Doubs (FDSEA 25) a souhaité interpeller l’ensemble des candidates et candidats du département à travers une lettre ouverte consacrée à la place de l’agriculture dans les projets communaux.

Étude Insee – Malgré son ancrage industriel, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit sa perte de vitesse

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a publié le 24 février 2026 une étude consacrée à l’évolution de l’emploi industriel dans la Bourgogne-Franche-Comté. Intitulée "Pourquoi l’emploi industriel décroche-t-il dans la région ?" et signée par Hélène Ville, cette analyse met en lumière un recul marqué et durable, malgré le maintien d’un fort ancrage industriel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 13.28
couvert
le 06/03 à 18h00
Vent
2.16 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
61 %