Valls réfute tout "bidouillage" dans le dossier Alstom et défend une "stratégie"

Publié le 04/10/2016 - 16:28
Mis à jour le 04/10/2016 - 16:30

Manuel Valls a réfuté à l’Assemblée nationale tout « bidouillage » après l’importante commande publique de locomotives Alstom qui doit assurer la pérennité du site de Belfort, défendant la « stratégie » du gouvernement face à de nombreuses critiques.

 ©
©

"Il est assez étonnant de mettre en cause le gouvernement, il y a quelques jours parce que celui ci ne prendrait pas ses responsabilités, ne jouerait pas son rôle d'Etat actionnaire ou (avec) les entreprises d'Etat comme la SNCF et la RATP", a déclaré le Premier ministre. "Et d'entendre maintenant, y compris de la part d'un ancien ministre des Transports (Dominique Bussereau, ndr), dire ou évoquer le bidouillage", a poursuivi M. Valls, qui a répondu à deux questions sur ce sujet au début des questions au gouvernement.

  • "Nous avons assumé nos responsabilités comme Etat-actionnaire. Et sans l'intervention de l'Etat en effet, aujourd'hui Alstom n'aurait pas été en possibilité (...) de dire que d'une manière générale le site pouvait voir l'avenir d'une autre manière", a-t-il lancé à l'adresse de l'opposition.

Le gouvernement et Alstom ont annoncé mardi une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans, quinze TGV à étage, qui s'ajoutent aux six destinés à la ligne Lyon-Turin, plus vingt locomotives dépanneuses, pour maintenir et développer l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée.  Alors que le Premier ministre s'était félicité un peu plus tôt d'avoir avec l'exécutif "sauvé" l'usine d'Alstom, la droite et le Front national ont pèle-mêle dénoncé un "bricolage", un "rafistolage" ou encore le "bidouillage", terme employé par Marine Le Pen. A gauche, Benoît Hamon (PS) a lui aussi parlé d'un "bricolage industriel".

 "C'est assez étonnant d'entendre cette critique parce que je ne l'ai jamais entendue par exemple concernant Rafale et Dassault", a lancé M. Valls, évoquant l'avion de combat du groupe possédé par la famille Dassault, qui compte deux parlementaires Les Républicains.

Manuel Valls a défendu la "transformation profonde" du plan de réorientation de l'activité vers la maintenance et l'ingénierie du "TGV du futur". "Mais cette transformation prendra du temps et il est nécessaire de garantir l'activité du site dans l'intervalle. Et cette activité, nous l'assumons, sera assurée par des commandes nouvelles", a-t-il plaidé. "Nous avons consulté la SNCF pour faire le point sur les commandes en cours", a-t-il assuré.  "Ca n'est donc, M. Bussereau et M. Hamon, en rien du bricolage, c'est de la stratégie, si vous connaissiez le dossier et si vous aviez écouté les annonces de ce matin", a fustigé le Premier ministre.

"Nous avons stoppé le déclin industiel dans notre pays..." 

"De nouvelles études montrent que nous avons stoppé le déclin industriel dans notre pays", a-t-il aussi argué, citant l'action de l'exécutif pour les constructeurs automobiles PSA et Renault, les chantiers navals de Saint-Nazaire et de DCNS.  "Nous avons une vision stratégique qui permet à la France de garder son industrie, son indépendance, ses salariés, ses entreprises en France. C'est ça la différence entre ceux qui ne savent que critiquer au moment où il y a des succès, ceux qui n'ont pas la vision du monde, nous avons la vision du monde!", a lancé M. Valls, très remonté.

La commande publique avoisine 650 millions d'euros pour les TGV, le montant des locomotives diesel de dépannage n'étant lui pas connu.

alstom belfort

Le syndicat FO Alstom s’inquiète de l’avenir du site dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron

Le syndicat central FO Alstom exprime ses inquiétudes sur l’avenir d’Alstom depuis son mariage ferroviaire avec Siemens dans une lettre ouverte au président de la République. Depuis le 27 septembre 2017,  Siemens est entré au capital d’Alstom à hauteur de 50 % dans le cadre d’un rapprochement « entre égaux ». L’État français n’est pas actionnaire du groupe. 

Le plan de sauvetage d’Alstom Transport confirmé par Bruno Le Maire

Suite à une rencontre avec les élus locaux et le préfet du Territoire de Belfort ce vendredi 4 août à Bercy, le ministre de l’Économie a déclaré qu’au-delà du plan de sauvetage, il était nécessaire de réfléchir à des mesures à plus long terme pour définir une véritable stratégie industrielle pour le groupe Alstom.

La SNCF confirme la commande de 15 TGV à Alstom

Le conseil d’administration de SNCF Mobilités a approuvé ce jeudi 23 février 2017  la commande au constructeur Alstom de 15 rames TGV, annoncée en octobre par le gouvernement pour sauver le site de Belfort, a indiqué la SNCF

Alstom : des élus demandent à François Hollande “d’user de toute son influence pour déclencher les commandes”

Dans une lettre ouverte datant de ce mardi 21 février 2017 au président de la République François Hollande, quatre élus du Territoire de Belfort lui demandent de « rassurer » les salariés d’Alstom en usant « de toute son influence pour déclencher » les commandes citées dans le plan de sauvetage de l’État. Une lettre qui prépare la visite du président à l’usine de Belfort ce mercredi 22 février.

Economie

Le prix de référence du gaz augmente de 7,4% au 1er juillet pour une majorité d’abonnés français

Le prix de référence du gaz va augmenter de 7,4% en juillet pour une majorité de ménages français qui verront leur facture s'élever en moyenne de 2,7 euros TTC, en partie en raison des perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mercredi 10 juin 2026 la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Industrie, nature et jeunesse réunies pour la Journée mondiale de l’Environnement à Voray-sur-l’Ognon

À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement 2026, IMASONIC, entreprise basée à Voray-sur-l’Ognon en Haute-Saône, a organisé le vendredi 5 juin 2026 un événement dédié à la biodiversité et à la mobilisation des jeunes autour des enjeux environnementaux et industriels.

Une enseigne Noz arrive à Chateaufarine

L’enseigne Noz, spécialisée dans le déstockage ouvre un deuxième magasin à Besançon à partir du 23 juin 2026. Ce nouveau point de vente est implanté rue André Chénier, dans la zone commerciale de Chateaufarine, à proximité de Decathlon. Le magasin dispose de plus de 690 m² dédiés aux bonnes affaires et vient renforcer la présence de l’enseigne dans l’agglomération bisontine.

Comment évoluent les jardins autour de Besançon ? Artemis Paysages nous l’explique…

QUOI DE 9 ? • Autour de Besançon, les attentes des particuliers concernant leurs extérieurs évoluent nettement. Longtemps pensé comme un simple espace décoratif ou un coin de verdure à entretenir, le jardin devient aujourd’hui un véritable lieu de vie, conçu dans sa globalité, à l’image des usages de la maison.
Pour Artémis, professionnel du paysage, cette évolution se traduit par des projets plus complets, plus réfléchis et davantage centrés sur le confort du quotidien.

À Besançon, la concession Kia du Groupe Chopard accompagne la transition électrique des taxis locaux

PUBLI-INFO • Marque en pleine accélération sur le marché français, KIA confirme son virage électrique avec une gamme toujours plus ambitieuse.
À Besançon, cette dynamique prend une dimension très concrète au sein de la concession du groupe Chopard, qui accompagne aujourd’hui la transition énergétique d’acteurs locaux, à l’image de la société AD-TAXI.

Connaissez-vous le “Pack Emménagement” de Leroy-Merlin ?

Quoi de 9 ? • Leroy-Merlin a regroupé  en un pack destiné aux adhérents de son programme de fidélité "Leroy&Moi et Leroy&Moi+" plusieurs avantages (4) pratiques et économiques pour vivre son déménagement en toute sérénité. Les voici présentés dans cet article... S'il est particulièrement destiné aux nouveaux et futurs emménagés, c'est l'occasion - en photo - de faire un tour du magasin.

Haut-Doubs et Nord vaudois : un projet touristique transfrontalier soutenu par l’Europe

Le projet transfrontalier ”Passerelles”, porté conjointement par le Syndicat Mixte du Mont d’Or (SMMO) en France et l’Association pour le Développement du Nord vaudois (ADNV) en Suisse, a été retenu dans le cadre du programme Interreg France-Suisse 2021-2027, financé par l’Union européenne.

La Bourgogne – Franche-Comté met son écosystème d’innovation à l’honneur à VivaTech 2026

Du 17 au 20 juin 2026, la Région Bourgogne-Franche-Comté participera à Viva Technology, le principal salon européen consacré à l’innovation. Aux côtés de la French Tech BFC et de l’Agence Économique Régionale Bourgogne-Franche-Comté (AER BFC), elle disposera d’un pavillon régional destiné à valoriser les entreprises innovantes et les atouts du territoire.

Préfecture de BFC : une adresse dédiée pour signaler les impacts économiques de la crise au Moyen-Orient

La préfecture de la région Bourgogne–Franche-Comté a annoncé vendredi 5 juin 2026 la mise en place d’une adresse électronique dédiée au suivi des conséquences économiques liées à la crise au Moyen-Orient. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la région et de possibles répercussions sur les activités des entreprises françaises.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.08
partiellement nuageux
le 12/06 à 21h00
Vent
1.74 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
100 %

Sondage