Covid-19 : 3 millions de pertes financières à la Ville de Besançon depuis le début de l'année

Publié le 22/06/2021 - 18:31
Mis à jour le 24/06/2021 - 12:37

Lors du prochain conseil municipal (le 24 juin), l’intégration des premiers impacts de la crise sanitaire sur le budget annuel 2021 sera soumise au vote des élus de la Ville de Besançon.

Après un budget 2020 bien malmené par la crise de la Covid-19, celui de 2021 n'est pas épargné, bien au contraire. L'impact est évalué à plus de 3 millions d'euros alors que nous ne sommes qu'en milieu d'année.

Anthony Poulin, adjoint à la maire de Besançon en charge des finances © Alexane Alfaro

Pourquoi ?

Anthony Poulin, adjoint à la maire de Besançon en charge des finances, explique que "1,14 million d'euros ont dû être réinjectés pour compenser la perte de recette".

Cette somme regroupe notamment l'absence de taxe sur les jeux. Dans une commune comptant un casino en concession de service public, la municipalité perçoit une taxe sur les jeux. A Besançon, la fermeture des casinos pendant le dernier confinement représente une perte de 650.000 € pour la Ville.

La taxe sur les terrasses est aussi une source de recettes pour la Ville, mais il a été décidé au printemps dernier d'exonérer les gérants de bars et de restaurants de droits de terrasse de janvier à juin 2021 pour leur donner un coup de pouce. Cette perte financière représente 110.000€.

La Ville a dû également effectuer des dépenses liées à la crise sanitaire telles que l'achat de produits d'entretien désinfectants dans les écoles du territoire.

Cette somme de 1,14 million d'euros s'ajoute aux 2 millions qui avaient déjà été intégrés dans le budget dans le cadre de cette crise.

Quelques bonnes nouvelles…

Anthony Poulin note toutefois une augmentation des certaines recettes comme celles liées aux droits de mutation (ou droits d'enregistrement). Il s'agit de la taxe perçue par le notaire au moment d'un achat immobilier pour le compte de l'État et des collectivités locales.

"On observe une forte activité dans le domaine de l'immobilier avec des recettes supplémentaires sur les droits de mutation que nous évaluons à 200.000€ en prévisionnel", affirme l'adjoint en charge des finances.

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