La situation du CHU Besançon vue par son nouveau directeur Thierry Gamond-Rius

Publié le 29/08/2023 - 15:29
Mis à jour le 31/08/2023 - 14:50

Arrivé en début d’année au CHU de Besançon après un parcours qu’il qualifie lui-même de "classique", le nouveau directeur général Thierry Gamond-Rius a tenu ce lundi 28 août sa première conférence de presse. À l’ordre du jour, les difficultés de recrutement, l'attractivité et de nouveaux projets.

Le nouveau directeur n’entend pas bouleverser le fonctionnement de l’hôpital bisontin mais plutôt de "continuer à offrir les meilleurs soins à l’ensemble des Grands Bisontins et des Francs-Comtois" même si "ce n’est pas toujours facile". En cause, les difficultés de recrutement, "une réalité" reconnaît volontiers Thierry Gamond-Rius qui explique que l’établissement fait face depuis un ou deux ans et pour quelques années encore, "à des vagues de départs à la retraite qui sont liées aux grosses promotions des années 80".

"Je compte m’appuyer comme l’on fait mes prédécesseurs et comme la gouvernance de l’établissement le fait depuis toujours sur une excellence de soins sur l’établissement, une recherche d’excellent niveau".

Le problème de recrutement n’est donc pour lui, pas lié uniquement au problème d’attractivité de l’établissement ou de l’hôpital public en général, mais surtout au fait qu’il y a, à ce jour, plus de départs en retraite. D’autant plus que, "de ce que j’ai compris et de ce que j’ai vu, les Bisontins et les Francs-Comtois sont plutôt attachés à leur ville et quand on réussit à former sur place on a plus de chance qu’ailleurs de voir les agents restés". Il salue d’ailleurs, la mobilisation des équipes de l’établissement durant la crise du covid. Depuis l’Ouest où il était en poste au groupe hospitalier de Bretagne Sud, il avoue avoir suivi "avec une vraie angoisse ce qui se passait dans l’Est". Une mobilisation dont "ces équipes doivent être fiers malgré une expérience forcément traumatisante" qui a d’ailleurs conduit, comme partout en France, à des départs vers le privé.

La problématique démographique actuelle a ainsi, faute de personnel, contraint le CHU à fermer des lits notamment durant l’été en raison des congés estivaux. À ce jour, l’établissement compte encore 150 lits fermés. 

"On est dans une dynamique de progrès"

En plus des difficultés de recrutement, s’ajoutent les remplacements des absents, augmentant de ce fait, la charge de travail pour les équipes en place. Mais le directeur se veut optimiste, "on est dans une dynamique de progrès". Sur les trois dernières années "les recrutements sont chaque année plus importants". Dès cet automne l’établissement pourra ainsi rouvrir une vingtaine de lits en gériatrie et augmenter également les capacités d’accueil en psychiatrie.

À la question du nombre de postes encore à pourvoir aujourd’hui au CHU, Thierry gamond-Rius peine à donner une réponse précise mais reconnaît qu’il reste "encore à une centaine de postes à pourvoir". Depuis janvier 2023, l'établissement a effectué 150 recrutements d’infirmiers, 57 d’aides-soignants, 11 d’auxiliaires de puériculture.

Autre problème soulevé par le directeur, les jeunes sont davantage mobiles et de plus en plus attachés à une forme d’éthique de leur pratique. L’hôpital public a de ce fait, "des atouts à faire valoir en réponse à cette volonté des jeunes générations d’avoir un travail qui réponde à une forme d’éthique et engagement personnel et pas uniquement lié au mode de rémunération". 

Recentrer les urgences sur leur activité

Thierry Gamond-Rius entend essayer de fluidifier le mode de fonctionnement de l’établissement public notamment grâce à un travail de coopération avec la médecine de ville ou encore les EHPAD. Cela dans le but de solutionner l'un des problèmes de saturation des urgences, dont les lits sont souvent réquisitionnés pour des soins gériatriques. L'objectif serait donc "de créer des liens pour mettre en place une forme de réseau afin de faire en sorte que les personnes qui viennent aux urgences nécessitent vraiment une prise en charge par un urgentiste et pas par un généraliste".

Une autre piste de réflexion abordée par le directeur est celle de la mise en place de "postes partagés" sur les activités de recourt qui viserait à combler une partie du manque de soignants sur la région. Une stratégie que le CHU va tenter de développer avec les autres établissements comtois de taille moins importante. Cette collaboration permettrait d'après le directeur de "prendre en charge au plus près des bassins de population avec la même qualité qu’au CHU, ce qui lui permet de rester sur ses missions de recourt et de pointe".

Outre ces problématiques, l'établissement a pour objectif de retrouver son attractivité chirurgicale d’avant covid et mise pour cela sur l’acquisition de nouveaux équipements. La restructuration de la tour Minjoz est également en cours tout comme les deux futurs projets immobiliers : les services de psychiatrie seront réintégrés d'ici 2926 aux Hauts de Chazal et un nouveau centre d’enseignement et de soins dentaires pour la rentrée universitaire 2024.

Santé

Canicule à Besançon : mesures d’urgence, points d’eau et conseils avant la Fête de la musique 2026

Alors que Météo-France annonce un épisode caniculaire jusqu’au lundi 22 juin 2026, la Ville de Besançon met en place plusieurs mesures de prévention afin de protéger les personnes les plus vulnérables et d’accompagner le déroulement de la Fête de la musique prévue dimanche 21 juin.

Cancer de la peau : journée d’information et de prévention au CHU de Besançon

A l’occasion d’une journée de sensibilisation au cancer de la peau dans le cadre de Juin Jaune, le CHU de Besançon Franche-Comté accueille le public pour informer, prévenir et encourager les dépistages. Cette journée aura lieu le jeudi 18 juin 2026, de 9h à 17h à l'hôpital Jean-Minjoz dans le hall principal.

L’appli carte Vitale : votre carte santé est désormais dans votre smartphone !

PUBLI-INFO • Toujours à portée de main, simple à utiliser et sécurisée, l’appli carte Vitale poursuit son déploiement auprès des assurés.
Déjà utilisable chez de nombreux professionnels de santé et en pharmacie, elle permet d’accéder aux mêmes services que la carte Vitale physique tout en offrant davantage de simplicité au quotidien. L’Assurance Maladie invite les assurés à la télécharger et à la présenter lors de leurs rendez-vous de santé.

Ambroisie : pourquoi la Bourgogne-Franche-Comté reste sous surveillance face à cette plante très allergisante ?

Les Journées de lutte contre les ambroisies se déroulent du 15 au 30 juin 2026 en Bourgogne-Franche-Comté et dans toute la France. Le moment choisi par les acteurs du secteur pour revenir sur cette plante allergisante et néfaste pour l’agriculture. 

Don d’organes : le CHU Besançon Franche-Comté multiplie les actions de sensibilisation auprès du public

À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin 2026, le CHU Besançon Franche-Comté organise plusieurs événements destinés à informer et sensibiliser le grand public. L’établissement met l’accent sur un message central : connaître la réglementation, exprimer sa position sur le don d’organes et de tissus et, surtout, en parler à ses proches.

Des collectes de don du sang dans toute la région en prévision de la période estivale

À l'approche de l'été, l’Établissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté alerte sur “un défi récurrent, continuer à collecter du sang“. Les donneurs se faisant plus rares en période estivale, plusieurs collectes de don de sang, de plasma et de plaquettes seront organisées  du 12 au 20 juin en Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de la journée mondiale des donneurs de sang (14 juin). 

Juin Jaune 2026 à Besançon : “Un gamin qui fume c’est choquant, un gamin torse-nu au soleil, ça me choque autant“

VIDÉO • La campagne de sensibilisation 2026 de Juin Jaune s’est élancée en Franche-Comté ce vendredi 5 juin, après une période de fortes chaleurs. À l’initiative des docteurs Hervé Van Landuyt et Caroline Biver Dalle, tous les deux dermatologues, cette opération vise à sensibiliser les jeunes aux risques encourus lors d’une exposition au soleil et aux comportements à adopter pour se protéger.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Le CHU de Besançon Franche-Comté organise une journée de sensibilisation à la maladie de Parkinson

Mardi 2 juin 2026, à l’occasion de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, le CHU Besançon Franche-Comté et France Parkinson proposeront au grand public, aux patients et à leurs proches une journée d’information et de sensibilisation autour du thème : "Le mouvement dans tous ses états !". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.66
peu nuageux
le 20/06 à 03h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
90 %

Sondage