L'Urssaf dresse le profil des travailleurs frontaliers

Publié le 19/01/2024 - 14:03
Mis à jour le 19/01/2024 - 12:01

L’Urssaf vient de réaliser une étude statistique sur les travailleurs frontaliers en Suisse affiliés à la sécurité sociale. Le contenu de cette étude a été présenté à la presse jeudi 18 janvier 2024 dans les locaux de l’Urssaf Franche-Comté par sa directrice Anne Barralis. 

Les frontaliers en Suisse ont une spécificité c’est qu’ils peuvent choisir de souscrire à une assurance-maladie en France ou en Suisse. "Il s’agit d’une exception, normalement on cotise pour le pays dans lequel on travaille" précise la directrice de l’Urssaf Franche-Comté Anne Barralis. 

Pour cette étude, l’Urssaf n’a donc pu s’appuyer que sur les données de 2022 dont elle dispose. C’est-à-dire qu’elle traite uniquement des frontaliers travaillant en Suisse, résidant en France et affiliés à la sécurité sociale dont les retraités qui continuent de cotiser. Sur les 215.000 travailleurs frontaliers en Suisse (hors retraité) donc, l’Urssaf Franche-Comté et Rhône-Alpes gèrent au total 166.000 de ces frontaliers en incluant les salariés et indépendants exerçant en Suisse et les retraités. Les actifs sont eux, au nombre de 157.700. Ainsi ce sont près de 73% des travailleurs frontaliers en Suisse qui sont gérés par l’Urssaf. 

De cette analyse, l’Urssaf a ainsi pu dégager un "profil type" du travailleur frontalier afin de "mieux le faire connaitre auprès des décideurs économiques et politiques". Il ressort des données statistiques que les travailleurs frontaliers en Suisse sont majoritairement des hommes (59%) d’une moyenne d’âge d’environ 43,6 ans tandis que les femmes sont âgées en moyenne de 43,9 ans. Plus de 60% des travailleurs frontaliers en Suisse du Doubs, du Jura et du Haut-Rhin sont d’ailleurs des hommes.

© Urssaf

La Suisse ayant l’avantage de proposer "des niveaux de salaires parmi les plus élevés du monde" selon l’Urssaf, le revenu moyen annuel des hommes frontaliers en Suisse y est de ce fait, plus élevé avec 56.815€ pour les hommes contre 47.098€ pour les femmes.  

La frontière comme lieu de résidence privilégié

Les 3/4 des travailleurs frontaliers en Suisse se concentrent dans trois départements limitrophes de la Suisse à savoir : la Haute-Savoie, le Doubs et le Haut-Rhin. En Franche-Comté, c’est le Doubs le lieu privilégié de résidence des travailleurs frontaliers puis le Territoire de Belfort et enfin le Jura. 

La Haute-Saône quant à elle accueille la plus grande proportion (ente 10,6 et 13%) de frontaliers considérés comme "retraités" car ayant plus de 65 ans. Rien d’étonnant selon l’étude de l’Urssaf qui montre que "la part des 65 ans et + augmente avec l’éloignement de la frontière". Tandis que "la part des 30-39 ans domine dans les départements proches de la frontière".

© Urssaf

Dans le Doubs, un salarié sur sept choisit le statut de travailleur frontalier en Suisse. Il est le département qui concentre le plus d’actifs car situé plus près de la frontière. Il est également proche de l’ouest de la Suisse "majoritairement francophone" précise encore l’Urssaf. 

Des secteurs d’activité variés

Les principaux secteurs d’activité des travailleurs frontaliers sont d’après les données fournies par l’Insee : 

  • les banques, institutions financières, entreprises liées à la finance. 
  • La santé : médecine, recherche médicale ou soins infirmiers (hôtpitaux universitaires)
  • L’informatique et les télécommunications, biotechnologies et ingénierie
  • Conseil en gestion, conseil financier, marketing et ressources humaines
  • Commerce international

D’après l’Urssaf, les résidents du Doubs, dont le revenu fiscal de référence individualisé moyen est aussi plus élevé, exercent d’ailleurs des métiers autour de la santé, générant de fortes rémunérations.

Enfin, ils sont 2,9 % des frontaliers en Suisse affiliés à la sécurité sociale française à exercer une autre activité sur le territoire français. 

Infos +

Les données issues du recueil statistique dédié aux frontaliers en Suisse élaboré par l‘Urssaf concernent :

  • les travailleurs frontaliers en Suisse cotisant à la Sécurité sociale française (dont les retraités, qui continuent de cotiser).
  • les données ne permettant pas de distinguer les actifs des retraités, le critère conventionnel choisi dans ce recueil pour les séparer est l’âge : les 65 ans et plus sont considérés comme retraités, les moins de 65 ans comme actifs.
  • les informations à fin 2022 issues des données collectées par l’Urssaf
  • les cotisations sont calculées sur une assiette composée de rémunérations, de pensions de retraites et d’autres revenus (locatifs par exemple).
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.1
couvert
le 22/01 à 21h00
Vent
1.38 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
90 %