Travail temporaire : "Une avancée majeure dans la lutte contre les accidents du travail" dans le Journal officiel

Publié le 30/07/2024 - 11:02
Mis à jour le 29/07/2024 - 17:51

Prism’emploi, l'organisation professionnelle représentant les entreprises de travail temporaire, salue la publication au Journal officiel du décret du 5 juillet 2024 officialisant le partage du coût des accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) entre les entreprises de travail temporaire et les entreprises utilisatrices à hauteur de 50/50.

Illustration © Alexane
Illustration © Alexane

Selon Prism’emploi, ce décret constitue "une avancée significative dans l'amélioration de la santé et de la sécurité des salariés intérimaires, une priorité historique" pour la branche du travail temporaire. ”Les accidents du travail ne sont pas une fatalité. Alors que les nombreuses actions développées par la branche n’avaient malheureusement pas permis de réduire drastiquement la fréquence et la gravité des accidents de travail des salariés intérimaires, ce décret marque une étape décisive pour renforcer la prévention et la sécurité de nos salariés. Il est le résultat d’une coopération étroite avec les pouvoirs publics dans le cadre du Plan national de lutte contre les accidents du travail graves et mortels", déclare Gilles Lafon, Président de Prism’emploi. 

Un décret qui vise à renforcer la culture de la prévention au sein des entreprises utilisatrices

En vertu de ce décret, désormais, les coûts des AT/MP seront répartis à parts égales entre les entreprises de travail temporaire (ETT) et les entreprises utilisatrices (EU), contre une répartition actuelle de 2/3 pour les ETT et 1/3 pour les EU pour les accidents graves et mortels. De plus, cette répartition ne se limite plus aux seuls accidents graves (incapacité permanente supérieure ou égale à 10 %) et mortels, mais s’étend à tous les accidents du travail. 

Cette nouvelle répartition des coûts vise à inciter les entreprises utilisatrices à améliorer leurs politiques de prévention et d’intégration des intérimaires afin de réduire la fréquence et la gravité des accidents. Les entreprises de travail temporaire espèrent ainsi amplifier les pratiques déjà existantes d’initiatives partagées en matière de prévention. 

Sur le plan financier, cette mesure pourrait produire ses premiers effets lors du calcul des taux de cotisation de 2026 et serait pleinement effective à partir du calcul des taux de cotisation de 2028. 

Au regard de ces moyens supplémentaires, cette réforme permettrait de financer de nouvelles actions de prévention et de maintien dans l’emploi après un accident, et le renforcement de la formation des salariés permanents des ETT et des salariés intérimaires, conjointement avec les entreprises utilisatrices. 

Un objectif de baisse du nombre d’accidents 

L’objectif principal de ce décret est de créer un levier de mobilisation supplémentaire pour que les actions de prévention se développent et soient un facteur déterminant de baisse du nombre trop élevé des accidents du travail des salariés intérimaires (50 000 accidents du travail en 2021 et 45 650 en 2022). 

Tous secteurs confondus, les salariés intérimaires sont deux fois plus touchés par les accidents graves et 2,5 fois plus par les accidents mortels que les salariés des entreprises dans lesquels ils sont délégués. L’analyse approfondie des statistiques de la CNAM a fait apparaître que les postes plus exposés sont souvent confiés aux salariés temporaires, alors qu’ils sont potentiellement moins bien informés, formés, accueillis et accompagnés tout au long de leur mission. 

Cette surexposition au risque des salariés intérimaires avait déjà été relevée par la Caisse nationale de l’Assurance maladie. D'ailleurs, en 2018, la Cour des comptes appelait déjà à un partage équitable des coûts des accidents de travail pour responsabiliser davantage les entreprises utilisatrices et favoriser une culture de prévention, encore insuffisamment développée en France et qui portait particulièrement préjudice aux salariés intérimaires. 

Un engagement de longue date du secteur pour la santé et la sécurité des salariés intérimaires 

Les actions engagées depuis de nombreuses années pour soutenir la santé et la sécurité des salariés intérimaires par l’ensemble du secteur relèvent à la fois des initiatives des enseignes et de celles de la branche. 

"Formation des salariés permanents et intérimaires, sensibilisation à la santé et à la sécurité avec la tournée "A vous la santé et la sécurité" du Fonds d'Action Sociale du Travail Temporaire, accompagnement à la prise de poste, information régulière des salariés permanents... Autant d’actions concrètes qui pourraient s'intensifier grâce à cette réforme", selon Prism'Emploi. 

Les actions engagées avec les partenaires sociaux pour soutenir la santé et la sécurité des salariés intérimaires pourraient ainsi être amplifiées, dans le prolongement des initiatives précédentes : 

  • Depuis 2002 : création d’une commission paritaire santé et sécurité au travail, chargée de fournir des préconisations d’actions ainsi que de diffuser des outils de sensibilisation à la sécurité à destination des agences d’emploi pour renforcer la prévention auprès des salariés intérimaires ; 
  • En 2017 : signature d’un accord de branche relatif à la santé et sécurité au travail ;
  • Ainsi qu’à l’initiative de Prism’emploi : des conventions avec certains secteurs professionnels pour réduire les accidents du travail, et des coopérations étroites avec la CNAM et les CARSAT.

(Communiqué)

Santé

La filière Biothérapie et Bioproduction de Bourgogne-Franche-Comté en mission à Bruxelles

Les 8 et 9 avril 2026, une délégation Biovaliance, composée d’acteurs de la filière Biothérapies et Bioproduction de Bourgogne-Franche-Comté, se rendra pour la deuxième fois à Bruxelles pour une série de rencontres avec la Commission européenne ainsi qu’une visite du BioPark à Charleroi. Objectifs : collecter de l’information dans un contexte législatif européen en pleine évolution, marqué par la préparation du futur EU Biotech Act, et donner de la visibilité à la filière régionale au cœur des débats européens sur l’innovation et la souveraineté sanitaire.

Attention aux risques pour vos chiens lors des balades printanières en Franche-Comté

Avec l’arrivée du printemps, les promenades avec les chiens reprennent… mais cette période marquerait aussi chaque année une forte hausse des urgences vétérinaires. Dans un communiqué, les urgences vétérinaires du 3115, alertent sur les accidents les plus fréquents lors des balades, révèlent les signes d’alerte à connaître après une balade et rappellent les bons gestes à adopter pour éviter que ces indigents ne deviennent des urgences.

Deux nouvelles nominations à tête de l’ARS du Jura et de la Côte-d’Or

Xavier Crisnaire a été nommé directeur territorial de la Côte-d'Or de l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté, depuis le 2 mars 2026. Il succède à Aline Guibelin, appelée à d'autres fonctions. Emma Bonniot prend la tête de la direction territoriale du Jura le 16 mars, à la suite du départ en retraite de Ghyslaine Wanwanscappel.

Don du sang : la solidarité se poursuit le 21 mars au musée des Beaux-Arts de Besançon

L’opération "Tout Besançon Donne", organisée du 4 février au 4 mars, a rassemblé près de 2.000 donneurs de sang dans la capitale comtoise. Cette campagne, portée par l’Établissement Français du Sang (EFS) et soutenue par de nombreux partenaires locaux, visait à sensibiliser les habitants à l’importance du don de sang et à encourager la participation du plus grand nombre.

“Occupez-vous de vos fesses” : pour Mars Bleu, le CHU de Besançon est direct…

À l’occasion de Mars bleu, mois national de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, le service de gastro-entérologie du CHU Besançon Franche-Comté se mobilise pour informer le public et encourager la participation au dépistage. Tout au long du mois de mars, plusieurs actions de sensibilisation seront organisées dans la ville et à l’hôpital, notamment des stands d’information et une performance artistique.

Mobilisation des taxis et ambulances : un convoi de 200 véhicules annoncé le 18 mars 2026 à Besançon

L’interprofessionnelle réunissant les taxis et les ambulanciers de Bourgogne-Franche-Comté avait récemment annoncé l’organisation d’une mobilisation d’ampleur prévue le mercredi 18 mars 2026 pour protester contre la baisse des tarifs liés au transport de patients, décidée par la Caisse Nationale d'Assurance maladie (CNAM). Une mobilisation de terrain de près de 200 véhicules vient s'ajouter à la mobilisation.

Concerné par la santé ? L’Observatoire régional de la santé BFC recherche des citoyens

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) est à la recherche de candidats désireux d’intégrer son collège citoyen. L’appel à candidature est à destination des citoyens et citoyennes de toute la région, malades ou non, concernés par les questions de santé. L’objectif ? Faire entendre sa voix sur les enjeux de santé en Bourgogne-Franche-Comté. 

Amiante : des jouets vendus chez Action et Hema retirés en urgence

Les autorités françaises ont ordonné, jeudi 26 février 2026, le retrait des rayons de tous les jouets composés de sable, après la mise en évidence de la présence d’amiante dans certains produits destinés aux enfants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir prévenu les distributeurs de la nécessité d’interrompre immédiatement leur commercialisation.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.24
légère pluie
le 26/03 à 12h00
Vent
3.87 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
86 %