Armement de la police municipale : "C'est bien la vie d’hommes et de femmes qui est au cœur de ce débat"

Publié le 27/09/2018 - 14:37
Mis à jour le 16/04/2019 - 14:11

Dans un communiqué du 13 septembre 2018, 13 élus de l’intergroupe au conseil municipal de Besançon demandaient au maire de Besançon qu’il maintienne sa position concernant le « non-armement » létal des policiers municipaux. La CFTC et l’UNSA souhaitent partager leur réaction…

 ©
©

Les arguments mis en avant étant : "Que la police municipale n’a pas à être envoyée sur des missions dangereuses qui relèvent de la police nationale et cela dans l’intérêt des agents de la police municipaux".

"Une fois de plus, le débat sur l’armement est porté sur le champ politique"

Pour la CFTC et l'UNSA, "on peut s’étonner de cette déclaration commune émanant d’élus d’EELV (Europe Ecologie les Verts), du PCF (Partie Communiste Français) et de « deux » socialistes visiblement plus prompts à intervenir sur un dossier qu’ils ne semblent pas du tout maîtriser, qu’à dénoncer un maire à la veste réversible soutenant un président qui méprise le « petit peuple »."

Les syndicats ajoutent qu'"Une fois de plus, le débat sur l’armement est porté sur le champ politique alors que « seule » la sécurité des policiers municipaux et bien entendu de la population bisontine importe."

Une confrontation quotidienne "à la montée incessante de la violence"

Selon eux, "Avoir une telle position, en méconnaissant totalement les missions de ces policiers, nous amènent à encourager ces 13 élus à accompagner les agents sur le terrain mais également se documenter sur les missions et les compétences « réelles » (telles que définies par les textes) de celles et ceux qui, quotidiennement, sont confrontés à la montée incessante de la violence et de la délinquance à Besançon."

"Ces 13 élus savent-ils que la police municipale est très régulièrement « primo-intervenants » quel que soit le ou les actes en cours et leur degré de dangerosité ?" questionnent la CFTC et l'UNSA. "Ces mêmes 13 élus ont-ils déjà croisé le regard déterminé de celui qui n’hésitera pas à tirer sur le premier uniforme venu ?"

Ils ajoutent : "Doit-on leur rappeler que Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon a porté la candidature de « sa » ville pour la mise en place de la PSQ (Police de Sécurité au Quotidien). Doit-on leur rappeler également que cette Police de Sécurité a pour vocation la reconquête républicaine des quartiers abandonnés par l’état et les collectivités au profit des trafiquants en tous genres et par le fait de la délinquance ?"

"C'est bien la vie d’hommes et de femmes qui est au cœur de ce débat"

Pour les syndicats, "Nul doute qu’une prise de conscience des risques majeurs (au-delà d’une position politique) liés à un contexte sociétal à haut risque, appellerait une position différente, plus réfléchie et surtout moins radicale. Ne pas inclure dans « sa » réflexion que c’est bien la vie d’hommes et de femmes qui est au cœur de ce débat, c’est prendre le risque de porter une lourde responsabilité dans le cas où un drame venait à se produire."

"Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le Maire de Besançon, le courage n’est pas d’attendre que d’autres prennent les décisions  qui s’imposent !"

"Cette propension qu’on le SNPM (Syndicat National des Policiers) et FO (Force Ouvrière) à réagir sans jamais agir a fini par pénaliser lourdement les agents"

Une nouvelle fois les syndicats CFTC et UNSA "demandent « ce » courage qui grandit celles et ceux qui font de l’humain et la protection de celui-ci le fondement même de leur engagement."

Ils indiquent également : "Quant aux syndicats de la Ville de Besançon, soi-disant aux côté des policiers municipaux  (SNPM-FO), leurs dernières déclarations démontrent qu’il est regrettable de constater de manière récurrente que l’intérêt de leur structure prévaut sur l’intérêt commun. Cette propension qu’on le SNPM (Syndicat National des Policiers) et FO (Force Ouvrière) à réagir sans jamais agir a fini par pénaliser lourdement les agents…"

arme police municipale

“Sécurité globale”: Darmanin écarte l’armement obligatoire des polices municipales

Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin a écarté l’hypothèse d’un armement obligatoire des policiers municipaux, une proposition d’un rapport des députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot mais qui n’avait pas été retenue dans leur proposition de loi controversée sur la « sécurité globale ».  Le ministre s’est engagé par ailleurs à élargir l’accès à d’autres fichiers pour les policiers municipaux (contraventions, engins motorisés…). A  Besançon, Force Ouvrière réclame à nouveau l’armement de la police municipale alors que la maire EELV y est opposé.

Municipale 2020 : pour ou contre l’armement de la police municipale ?

VIDEOS • Les candidats à l’élection municipale de Besançon sont-ils pour ou contre l’armement de la police municipale ? Et que proposent-ils pour la sécurité à Planoise ainsi que dans les autres quartiers de Besançon ? Découvrez leurs réponses…

Municipale 2020 à Besançon : K. Bouhassoun ne souhaite pas équiper la police municipale d’armes létales

La question de l’armement de la police municipale est l’un des sujets forts de cette campagne pour l’élection municipale 2020 à Besançon. Si des candidats sont pour l’armement létal des policiers municipaux, Karim Bouhassoun, candidat du mouvement Bisontines-Bisontins, ne l’intègre pas dans son programme sur la sécurité selon un communiqué du 9 décembre 2019.

Municipale 2020 : Ludovic Fagaut souhaite armer la police municipale “par conviction”

Lors de l’inauguration se sa permanence à Besançon samedi 8 décembre 2019, Ludovic Fagaut a dévoilé de nouvelles lignes de son programme en tant que candidat Les Républicains pour l’élection municipale à Besançon en 2020. Parmi elles, l’armement et de le doublement des effectifs de la police municipale…

Armement de la police municipale à Besançon : la CFTC écrit une lettre au ministre de l’Intérieur

Dans une lettre ouverte en date du 17 décembre 2018, Jacques Desoche, président du syndicat CFTC du Doubs, de la Ville de Besançon, du CCAS et de la CAGB, alerte le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner « sur l’urgente nécessité de généraliser le port d’armes à feu pour tous les policiers municipaux de notre pays ».

La question de l’armement de la police municipale à nouveau sur la table à Besançon…

Suite à la fusillade de Strasbourg, L’État a porté le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ». Ce 13 décembre 2018, Jean-François Longaretti, secrétaire départemental mairie et CAGB Force ouvrière, adresse une lettre à Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, pour lui parler de l’armement de la police municipale.
 

Armement de la police municipale à Besançon  : la note de service qui met le feu aux poudres

Une note de service de la direction générale des services de la Ville rappelant les règles de sécurité aux policiers municipaux vient de relancer le débat de l’armement de la police municipale de Besançon. L’élu d’opposition Jacques Grosperrin (LR) estime que la police municipale n’est plus en mesure de protéger les Bisontins. Le syndicat CFTC Unsa a lancé un appel à la grève pour le lundi 29 octobre.

Société

Bourgogne-Franche-Comté : les Petits frères des pauvres cherchent des refuges de fraîcheur pour les aînés isolés

Face aux hautes températures qui touchent actuellement la région Bourgogne-Franche-Comté, les Petits Frères des Pauvres relancent précocement leur opération "Oasis Solidaire" qui consiste à offrir des espaces de fraîcheur aux personnes âgées vulnérables.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Le CIRFA de Besançon informe et accompagne les candidats sur tout le territoire

PUBLI-INFO • Le centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Besançon poursuit sa mission de proximité auprès du public. Ouvert à toutes et tous, il accueille toutes les personnes souhaitant découvrir les métiers, les formations et les différents parcours de recrutement proposés par l’Armée de Terre.

Pesticides interdits : Foodwatch exige le retrait de 2 produits vendus en France

Le 19 mai 2026, des analyses en laboratoire effectuées par foodwatch, ont montré la présence de résidus de plusieurs pesticides dans trois quarts des 64 produits testés tels que le riz, le thé et les épices. L’ONG exige le rappel immédiat de deux produits et en signale 13 autres vendus en France.

Grand Besançon : le comité bisontin des Soulèvements de la Terre mobilisé contre ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs”

Les collectifs locaux opposés à plusieurs projets de zones d’activités économiques (ZAE) autour de Besançon annonce une mobilisation samedi 23 mai aux Vaites. Dans un communiqué diffusé le 20 mai 2026, les membres locaux des Les Soulèvements de la Terre dénoncent ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs” et alertent sur l’artificialisation des terres agricoles dans le Grand Besançon.

Journée de sensibilisation à la sécurité routière au coeur de Besançon

En partenariat avec la Préfecture du Doubs, la Police municipale de Besançon a organisé mercredi 20 mai 2026 une action de sensibilisation à la sécurité routière sur l’esplanade des Droits de l’Homme du centre-ville bisontin.

L’État et Coallia signent un nouveau contrat pour l’accueil des demandeurs d’asile en Bourgogne-Franche-Comté

La préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté et les représentants de l’État ont signé, lundi 19 mai à Dijon, un nouveau contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) Asile Bourgogne-Franche-Comté avec l’association Coallia pour la période 2026-2030. Ce partenariat vise à renforcer l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement des demandeurs d’asile et des réfugiés dans la région.

De nouvelles mesures pour assurer la tranquillité publique au square Saint-Amour de Besançon

VIDÉO • Alors que l’arrivée de l’été semble imminente, la Ville de Besançon a souhaité s’attaquer à un problème de tranquillité publique qui empoisonne la vie de certains riverains dès que les beaux jours pointent leur nez au square Saint-Amour. Ce mardi 19 mai 2026, au centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a annoncé les nouveaux dispositifs déployés au sein du square pour tenter d’enrayer le phénomène d’incivilités observés depuis près d’un an par les autorités locales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.28
ciel dégagé
le 29/05 à 00h00
Vent
2.54 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
76 %

Sondage