Association Vélo Besançon : "la voiture individuelle est un produit du passé"

Publié le 18/11/2018 - 12:15
Mis à jour le 18/11/2018 - 12:15

Suite au mouvement lancé par les gilets jaunes ce samedi 17 novembre 2018. L’association Vélo Besançon a tenu a donné son point de vue sur l’utilisation des voitures individuelles.

© Hélène Loget © Hélène Loget
© Hélène Loget © Hélène Loget

Communiqué de presse de l'Association Vélo Besançon concernant la journée de blocage du 17 novembre 

"Les alertes scientifiques concernant les conséquences dramatiques du réchauffement climatique se multiplient, s'étoffent et s'alourdissent au fil des années.

Les causes sont connues, détaillées, chiffrées et la mobilité "carbonée" est considérée comme étant la deuxième source majeur d'émissions de CO2. Le dernier rapport du GIEC nous met sur une ligne de crête : il faut changer radicalement et très rapidement notre manière de consommer nos ressources pour éviter un scénario cauchemardesque dans un avenir proche.

Objectivement, la voiture individuelle est un produit du passé. Les carburants sont des sources épuisables dont l'extraction coûte de plus en plus cher et les moteurs électriques sont d'énormes consommateurs de matières premières tout aussi épuisables et dont l'extraction est une source considérable de pollution. Par ailleurs, alimenter tout le parc avec une électricité d'origine renouvelable est une pure fiction. Il faudrait environ 72 000 éoliennes pour alimenter les voitures particulières alors que les énergies renouvelables couvrent actuellement moins de 25% de nos besoins en électricité.

Sans parler des nuisances, accidents, pollution, bruit, imperméabilisation des sols, occupation d'espace d'où découlent de considérables coûts assumée par toute la société. Et que dire du coût estimé du réchauffement climatique !

Les recettes des taxes automobiles couvrent l'investissement et l'entretien des infrastructures, par contre elles ne peuvent couvrir le coût de toutes les nuisances associées. Autrement dit : la contribution des automobilistes ne couvre même pas l'ensemble des nuisances auquel ils contribuent.

La hausse du prix des énergies est inéluctable. Alors, comment faire pour que l'automobiliste n'ait plus à prendre sa voiture ?"

Quelles solutions ?

L'association Vélo Besançon explique qu'"Il faut dès à présent anticiper la fin du tout-voiture en jugulant l'étalement urbain et en créant des alternatives partout, mais les solutions sont moins simples pour les zones rurales que pour les zones urbaines.

En ville et à proximité de celles-ci les solutions existent déjà et sont appliquées à plus ou moins grosse échelle. Il faut les développer et inciter à leur utilisation pour qu'elles deviennent performantes et permettent à un très grand nombre de personnes de se passer complètement de voiture PERSONNELLE. Oui cela est possible: de nombreux habitants se passent de voiture personnelle, y compris pour faire les courses, ou transporter les enfants et partagent ou louent des voitures en cas de réel besoin.

Mais en dehors des villes, à l'écart des grands centres urbains, il n'existe actuellement pas ou très peu de vraies alternatives à la voiture individuelle. Une grande partie de la France rurale n'est desservie par aucun moyen de transport collectif ou alors avec une fréquence bien trop faible pour permettre une utilisation quotidienne. Dans ces régions, les moyens à mettre en œuvre pour rattraper le retard accumulé sont très importants si on ne veut pas abandonner les habitants pris à la gorge par un prix toujours croissant de l'énergie."

Des choix budgétaires courageux doivent être faits dans ce sens et les taxes sur TOUS les pollueurs (avions, paquebots, industries...) doivent être à la mesure de la pollution qu'ils génèrent pour casser l'injustice fiscale et les sentiments de colère qu'elle génère.
Nous sommes conscients que le moment de transition est délicat et met dans la difficulté nombre de français, cependant le mouvement vers une nouvelle mobilité, collective et plus sobre est inéluctable.

Reste à faire passer notre message de cyclistes du quotidien : la meilleure solution pour payer moins est bien de consommer moins de carburants, c'est peut-être le moment d'enfourcher un vélo ?

Pour info :puisqu'il est question d'argent, selon l'éco-comparateur de l'ADEME, en 2017, un déplacement quotidien domicile-travail de 3 km coûte, par an, à un automobiliste 621 euros et 63 euros à un cycliste... et l'écart continuera de se creuser !"

(communiqué de presse de l'Association Vélo Besançon)

gilets jaunes

Les Gilets Jaunes de retour à Besançon

Ils sont toujours là et ils l’ont à nouveau chanté. Moins d’une semaine après le déconfinement, les Gilets Jaunes ont décidé de poursuivre leur mobilisation ce matin à Chalezeule et en début d’après-midi eu centre-ville de Besançon en soutien aux « premiers de corvée »

Entre 600 et 1.000 manifestants marchent pour le climat à Besançon. Des Gilets Jaunes aux Livres dans la Boucle

"appel à la mobilisation générale" • Entre 600 manifestants et 1.000 manifestants selon la CFDT étaient au rendre-vous de la marche d’Alternatiba ANV (action non violente) Cop 21 au départ du parc Micaud à Besançon. Direction la place Flore pour rejoindre les Gilets Jaunes avec un Die In (mourir sur place). La marche devrait rejoindre les Vaîtes vers 17h avec un village des alternatives en parallèle de la Guinguette des Vaîtes mais le rassemblement s’est scindé. Une centaine de gilets jaunes a décidé de se rendre au centre-ville pour rejoindre les « Livres dans le Boucle ». La majorité des marcheurs climatique se sont dirigés en direction des Vaites.

Départ de la présidente de l’UCB : " Un centre-ville ne fonctionne que s’il a des clients. C’est à nous de le faire vivre… "

Après un peu plus de deux ans passés à la tête de l’Union des Commerçants de Besançon (UCB), nous sommes revenus sur les temps forts de la présidence de Cécile Girardet ce mois de septembre 2019. Plus qu’un bilan, c’est aussi un «coup de gueule» que la présidente a souhaité pousser suite aux mobilisations des Gilets Jaunes…

Social

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de " l’Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution, ces derniers ont préféré répondre à l’appel de la mobilisation déclarée du PCF et se rendre aux Glacis à Besançon.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.09C°
partiellement nuageux
le 26/10 à 01h00
Vent
3.32 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
93 %

Sondage