Papillomavirus humain : "Le rattrapage vaccinal est autorisé jusqu'à 20 ans"

Publié le 25/04/2023 - 10:22
Mis à jour le 27/04/2023 - 15:28

À l'occasion de la semaine européenne de la vaccination qui a débuté le 24 avril, le collectif HPV Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne pour promouvoir le rattrapage vaccinal contre les infections HPV, aussi connues sous le nom de papillomavirus humain. Un message de prévention destiné aux hommes et aux femmes n'ayant pas bénéficié du vaccin avant 14 ans. 

 © CHU Besançon
© CHU Besançon

"Chaque année en France, les infections à HPV sont responsables de plus de 6.300 cas de cancers de la sphère ano-génitale, col de l’utérus, vulve, vagin, anus, pénis et ORL, impactant les femmes mais également les hommes", a indiqué le collectif HPV Bourgogne-Franche-Comté. Pour sensibiliser les jeunes, plusieurs acteurs de la région se mobilisent pour promouvoir le rattrapage vaccinal.

Que sont les infections à papillomavirus humains (HPV) ?

Il s'agit de l'infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. Ce virus se transmet par contact cutané direct, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Près de 80 % des personnes seront infectées par le virus HPV au cours de leur vie. "La plupart des cas, l’infection est transitoire, mais certains HPV persistent et provoquent des lésions pré-cancéreuses puis des cancers" a indiqué l'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté. Les HPV sont responsables de quasi 100% des cancers du col de l’utérus et près de 90% des cancers de l’anus, et sont aussi responsables de lésions bénignes (verrues génitales).

Une protection contre les cancers

Selon Quentin Lepiller, spécialiste de l’HPV au Centre national de référence de Besançon "de nombreuses jeunes femmes et jeunes hommes sortent chaque année des recommandations vaccinales sans avoir eu l’opportunité de se faire vacciner contre les cancers liés à l’HPV". Même s’il est préférable de se faire vacciner le plus tôt possible entre 11 et 14 ans, avant les premières expositions au risque d’HPV, le docteur insiste sur "l’importance de sensibiliser les jeunes adultes quant à la possibilité de se faire vacciner, en rattrapage, et ce jusqu’à l’âge de 20 ans".

Selon les recommandations du collectif, la vaccination permet de se protéger des cancers associés aux HPV et de diminuer le risque de verrues et de condylomas génitaux. Dans les pays où la couverture vaccinale est élevée, les médecins constatent une quasi-disparition de l’infection et une régression des lésions malignes et bénignes dues aux HPV. "Après 16 ans d’utilisation, les données en faveur de la sécurité d’utilisation du vaccin se montrent robustes" a précisé le collectif. Il n’existe notamment aucun argument scientifique en faveur d’une quelconque implication du vaccin dans des maladies auto-immunes.

Une vaccination remboursée

La vaccination est prise en charge par l’assurance maladie à hauteur de 65% pour :

  • les filles et les garçons, à partir de 11 et jusqu’à 19 ans révolus.
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, jusqu’à 26 ans.
  • les patients immunodéprimés, c'est à dire lorsque leur système immunitaire n'est plus capable de faire face correctement à des agents pathogènes.

La vaccination peut être réalisée par un médecin, un pharmacien, une sage-femme, un infirmier.

L'élimination du cancer du col de l'utérus avant la fin du siècle

Avant la fin du siècle, l'OMS vise à éliminer le cancer du col de l’utérus, à condition d’atteindre une couverture vaccinale de 90% chez les jeunes filles. Le plan cancer européen vise quant à lui l’élimination de l’ensemble des cancers HPV-induits, via un soutien à l’extension de l’implémentation des programmes vaccinaux HPV mixtes.

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