Paul Gonez : "Mon professeur de dessin a réussi à convaincre mes parents de m'inscrire aux Beaux-Arts..."

Publié le 21/09/2016 - 17:59
Mis à jour le 08/02/2019 - 09:36

Jusqu’au 9 octobre 2016, Paul Gonez expose ses sculptures dans l’ancien conservatoire de musique et ancienne École des Beaux-Arts, place de la Révolution à Besançon. L’occasion pour maCommune.info de rencontrer cet artiste qui, 50 ans auparavant, était étudiant dans ce même lieu…

PORTRAIT DE LA SEMAINE

Carte d'identité

  • Paul Gonez
  • Né le 28 novembre 1946 à Savenay (Loire Atlantique)
  • Vit à Besançon
  • Situation familiale : accompagné et père de deux enfants
  • Métier : artiste sculpteur

Paul Gonez est né au sein d'une famille de parents fonctionnaires qui ont déménagé à Besançon lorsqu'il était très jeune. Ensemble, ils vivent dans l'enceinte de l'école normale de garçons qui était située à l'époque au 6, rue de la Madeleine : sa maman est institutrice, son papa est l'intendant de l'établissement. "C'était une sorte de grande maison dans un grand parc", souligne Paul Gonez.

Premières sculptures de fer à 16 ans

C'est par hasard, dans les locaux de l'école, que le jeune artiste découvre la sculpture dans l'atelier de ferronnerie. "À 16-17 ans, j'ai sculpté mes premiers insectes, poissons, etc.", se souvient-il. Et tous les jeudis soir, Paul suit les cours de dessin en tant qu'auditeur libre. "Jusqu'au jour où l'un de mes professeurs réussit à convaincre mes parents de me faire entrer aux Beaux-Arts", nous confie-t-il, ce qui l'arrange bien puisque Paul ne se plaît pas dans les études dites "classiques".

Après le collège, il est inscrit dans cette école située, à l'époque au conservatoire, place de la révolution. Paul y étudie pendant 3 ans plus une année en tant qu'auditeur libre pour profiter de l'atelier de sculpture à Isenbart. "C'est là-bas que j'ai réalisé mes premières véritables sculptures en acier soudé", se remémore l'artiste. Il s'inspire tout particulièrement des animaux.

Après ses études, Paul Gonez est dessinateur cartographe à la faculté des lettres de Besançon dans les années 60 pendant 5 ans "pour vivre", souligne-t-il.

Pourquoi la sculpture ? Quelles inspirations ? 

"J'aime me heurter à la matière, aux matériaux plutôt que de me retrouver devant une planche ou une toile", nous explique Paul Gonez. "J'aime le contact physique avec la matière, même si ce n'est pas facile", ajoute-t-il. Il travaille le fer pour ses premières sculptures, puis le bronze dès 1979.

Cet artiste s'inspire de la nature de manière générale "et j'en fais une interprétation personnelle, parfois même inconsciente", précise-t-il. Paul a d'ailleurs traversé plusieurs périodes dans son art. Le sculpteur a traversé sa période de métamorphoses entre l'homme et l'animal dans les 80. Puis d'abstractions symboliques avec des œuvres inspirées du mouvement de la spirale, des astres, du soleil, de l'œil, etc.

Depuis près de 6 ans, Paul Gonez fait un retour à la figuration notamment avec ses masques à l'effigie guerrière, un clin d'œil aux masques de guerriers africains, à l'archéologie. "Ma plus importante production est l'abstrait, mais un abstrait qui reste lisible", nous explique-t-il. 

50 ans plus tard...

Depuis mercredi 14 septembre 2016, Paul Gonez expose ses œuvres "De l'âge de fer à l'âge de bronze" au rez-de-chaussée de l'ancien conservatoire de musique sur la place de la Révolution à Besançon. Cinquante ans avant, il y étudiait l'art lorsque cet édifice abritait l'École des Beaux-Arts de la ville. La boucle est bouclée ! Mais Paul Gonez ne compte pas arrêter sa carrière ici, bien au contraire… 

PORTRAIT CHINOIS

  • Quelle est la première chose que vous faites le matin en vous levant ? "Je fais déjeuner mon chat parce qu'il n'attend pas et je déjeune ensuite".
  • Votre ou vos livres de chevet ? "Je ne suis pas un grand lecteur, mais je lis des livres sur la symbolique animale".
  • Votre film préféré ? "Itinéraire d'un enfant tranquille avec Belmondo m'a bien plu et Avatar m'a également beaucoup plu ou encore Timbuktu. Mais je n'ai pas de film préféré".
  • Votre plat préféré ? "J'aime tout. Je suis plutôt poisson que viande. Mais je n'ai pas de routine culinaire. Je préfère les choses fines et assez simples".
  • Votre boisson préférée ? "Je suis amateur de vins et de bières".
  • Votre péché mignon ? "Les flans, les crèmes à la pistache ou au chocolat. Et une bonne tarte aux pommes et aux mirabelles".
  • Votre couleur préférée ? "Ça varie, mais je dirais le vert."
  • Si vous alliez sur une île déserte, quel seul objet prendriez-vous ? "Un couteau ou une canne à pêche pour survivre".
  • Quel événement historique vous a le plus marqué ? "La montée du nazisme. Il n'y a pas une semaine sans que je n'y pense pas".
  • Si vous aviez dû exercer un autre métier, quel serait-il ? "Archéologue ou photographe ou architecte".
  • Quelle est votre principale qualité ? "Selon les gens je suis gentil, avenant".
  • Votre principal défaut ? "Je peux m'énerver pour des choses futiles".
  • Pratiquez-vous un sport ? "Du VTT et de la pêche en marchant".
  • Votre animal préféré ? "Les oiseaux".
  • Une addiction ? "Aucune".
  • Plutôt tram, bus, voiture ou vélo ? "Ça dépend des villes, mais plutôt bus, tramway, funiculaire, vélo et bateau taxi".
  • Votre lieu préféré à Besançon ? "Mon atelier, mon refuge".
  • En Franche-Comté ? "La haute vallée du Doubs, la nature du Jura, les cathédrales, la saline royale d'Arc-et-Senans".
  • Dans le monde ? "Je n'y suis pas encore allé, mais l'Égypte et les temples repris par la nature. Chaque pays a sa merveille…"

portrait de la semaine

Il est incollable sur la fête foraine de la Foire Comtoise de Besançon !

Il sait absolument tout sur la fête foraine de la Foire Comtoise à Micropolis Besançon  ! Grand passionné du milieu forain, mais aussi de maquettes en Légo, Maxime a créé en 2012 une page Facebook dédiée à la foire comtoise qui compte près de 3.500 fans. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il sait avant tout le monde quelles attractions seront à la foire et connait sur le bout des doigts les spécificités des manèges. Présent tous les jours dans les allées de la fête foraine durant le montage, nous avons rencontré Maxime… 

Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 : " l’élection des Miss n’est pas qu’un concours de beauté, c’est être ambassadrice "

À quelques jours de l’élection de Miss France ce samedi 16 décembre à Châteauroux, nous vous dévoilons la personnalité de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 figurant parmi les favorites pour le titre de Miss France 2018. C’est le portrait du mois de décembre… 

Portrait chinois de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 from maCommune.info on Vimeo.

Rencontre avec le champion de moto Vincent Philippe à quelques jours du Bol d’Or…

À quelques jours de la 81e édition du Bol d’Or 2017 ces 15, 16 et 17 septembre sur le célèbre circuit Paul Ricard, Vincent Philippe s’est arrêté à Besançon pour la projection en avant-première à la Rodia de « I want to be a champion ». Ce film retraçant le parcours du champion de moto endurance sera diffusé au Bol d’Or, sur les chaînes télévisées, dans les concessions Suzuki fin septembre et sur les réseaux sociaux.

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

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