De Besançon en Afrique du Sud en passant par Londres et Mouthe... La vie de Carole Sutty, jardinier botaniste

Publié le 26/10/2016 - 19:02
Mis à jour le 03/11/2016 - 18:16

Carole Sutty est une Bisontine de 30 ans qui a décidé de partir en Afrique du Sud en stage, une offre proposée par le Crij Franche-Comté. Elle nous raconte ce qu’elle vit à Worcester, une ville située dans la province du Cap-Occidental… C’est le portrait de la semaine.

PORTRAIT DE LA SEMAINE

 Carte d'identité

  • Nom et prénom : Carole Sutty   
  • Date de naissance et lieu de naissance : 1er août 1986 à Besançon
  • Lieu de vie actuel : Worcester en Afrique du Sud
  • Lieu de vie hors du stage : dans le doubs... pour l’instant en phase de vagabondage !
  • Situation familiale : célibataire
  • Métier : jardinier botaniste

Carole Sutty, est née à Besançon, passe toute sa jeune enfance dans le quartier Tilleroyes à Besançon où elle vit avec ma maman. "Je n’ai pas eu la chance d’avoir des frères et soeurs mais il y avait souvent des copines à la maison !", nous confie-t-elle. A l'âge de 7 ans, Carole et sa maman déménagent dans le Haut-Doubs, à Labergement-Sainte-Marie où elle passée de "merveilleuses années" pendant lesquelle elle dit avoir la chance d’avoir un maître très "nature", Claude Page, qui les a souvent emmenées aux champignons et en ski de fond. "J’ai adoré cette partie de l’enfance, où nous passions des mercredi entiers à dévaler les pentes sur nos bobs, construire nos cabanes-igloos (interdites aux grands !) ou rouler des boudins quand la neige était collante pour faire des bonhommes de neige et autre sculptures, etc." se souvient-elle. Les grands-parents de Carole, de chaque côté, sont artisans, menuisiers et cordonniers, et sa maman travaille en secrétariat de mairie. Elle pass ses années collège à Mouthe, "la ville la plus froide de France", ajoute-t-elle, mais le collège ne l'a pas passionnée. En revanche le lycée : "je suis parti de ma campagne pour Besançon... la grande aventure !" 

De la mode aux plantes sauvages… 

Carole fait ensuite des études dans les métiers de la mode au lycée Jules Haag. "Je garde en mémoire notre professeur Mme Fracchia si passionnée et patiente avec nous ! Ce fût des années intenses en expérience et jai eu mon bac en 2005", nous raconte-t-elle. Ensuite, Carole devient fille au pair à Londres, "deuxième grande aventure ! J’ai adoré", sourit-elle. Puis, après une première approche avec les plantes à 22 ans, lors d’un stage de découverte des plantes sauvages et des utilisations qui peuvent en découdre, au Mont de l’Herba aux Hopitaux-Vieux avec une amie, Carole a un véritable coup de foudre "pour un monde dont je ne m’étais jamais soucié !". 

Culture de plantes médicinales et vergers abandonnés 

A 25 ans, elle reprend ses études en agriculture biologique au lycée de Montmorot dans le Jura où elle est diplômée et apte à conduire une entreprise agricole de cultures maraichères. L’opportunité se présentant, elle s'installe dans la foulée à Marnoz, avec un statut agricole "sans trop de contraintes financières et juridiques", précise-t-elle, "J’y ai cultivé des plantes médicinales et remis en état des vergers abandonnés avec mon ami, Gaël et nos amis y ont également participé. J’avais en tout 1 Ha, comprenant trois vergers et dix ares de cultures de plantes et je faisais également beaucoup de cueillette sauvage." Carole séche les plantes dans un grand séchoir "fait maison" et les mélange pour obtenir de goûteuses et médicinales tisanes, telles que "Nuit sans souci, ou La peau du ventre bien tendue ou encore Gueule de bois !" Les fruits étaient transformés en confitures, sirops, gelées, chutneys, compotes, etc. ou vendus frais sur différents marchés, "mon chouchou étant le marché bio de Tarragnoz le mardi soir !", indique-t-elle, ainsi qu’à Poligny via une association de consommateurs "L’altermarché du dan", ou encore à Mouchard via l’association "le comptoir des paysans bio locaux", qui regroupe une quinzaine de producteurs locaux et bio.

Encore une fois l’opportunité se trouvant, et l’année 2013 étant "peu fructifère", la jeune femme se lance dans la formation de jardinier- botaniste dispensée au CFPPA de Besançon, tout en continuant son activité à côté. "Une année passionnante et aussi très riche humainement, je me suis vraiment étonnée à pouvoir rester 10 minutes auprès d’une plante à la reluquer de tous les côtés, compter les étamines, observer si les sépales sont scarieux, si les feuilles sont mucronés, etc. C’est la beauté des plantes, leur forme, leur couleur, à la fois leur simplicité et leur extravagance, leur créativité et leur intelligence qui m’ont vraiment conquis, et c’est à partir de là que j’ai pensé travailler en jardin botanique, pour participer à la recherche botanique et amener les gens à découvrir les plantes, à les émerveiller par les créations invraisemblables qu’il existe, et pourquoi pas les amener à se poser des questions concernant l’environnement, sa protection et sa conservation et l’impact de chacun sur celui-ci.".

Destination : Afrique du Sud !

Carole arrête son activité agricole en 2015 avec une "superbe" opportunité de repasser son "bébé" comme elle l'appelle, à une stagiaire devenue amie, qui continue aujourd’hui la même activité et se fait connaître sous le nom de "La linotte" (qui va toujours au marché bio du mardi soir et sur la place du Jura de 17h à 20h). Carole profite donc de la "belle occasion" de voyager. Le Centre Régional d'Information à la Jeunesse (CRIJ) lui donne l’opportunité de partir où elle voulait dans le monde pour un stage dans le domaine qui la passionne. "Elle est pas belle la vie ?", s'amuse-t-elle. Les plantes succulentes l’intriguant depuis longtemps, c’est en Afrique du Sud qu'elle choisit d'effectuer son stage, et plus précisément à Worcester, dans la région du Cape (sud-ouest). "J’apprends à connaître ces plantes passionnantes au sein du seul jardin botanique spécialisé en plantes succulentes de toute l’Afrique et aussi de l’hémisphère sud. La région est superbe, les gens adorable et les plantes incroyables. Je suis très bien tombée !" 

"Une immersion dans un drôle de pays"

Ce stage est "super intéressant", nous confie Carole, "c'est une immersion dans un drôle de pays, mes collègues au jardin viennent de presque tout le pays. En tout, ça fait avec moi six cultures et langages différents, heureusement qu'il y a l’anglais !".

Au programme : herborisations, apprentissage des conditions de culture, de la gérance du jardin botanique et de la pépinière abritant les collections, détermination des plantes, récolte de graines, multiplication, etc. "Ici les plantes en nature doivent résister à la sécheresse sur plus de six mois par 40 degrés. Juste passionnant !", nous explique la jeune femme, "Au jardin, elles sont plus relax car elle sont bichonnées et plus arrosées qu’en nature du coup certaines d’entre elles sont énormes." Les plantes les plus anciennes datent de 1950. "Pour le reste, elles ont été récoltées par les botanistes qui ont travaillé ici depuis cette époque. Il y a encore plein de choses à améliorer au jardin et j’envisage de créer une collection de Crassulaceae car elle manque vraiment à mon goût !" Carole s’occupe aussi de multiplier les Stapélia, qui font partie de ses "préférées". "Les fleurs sont en forme d’étoile à cinq branches : elles sont vraiment ... innovantes !" 

Des projets ?

En ce moment, Carole écrit un article sur la flore de Worcester pour La garance voyageuse, un magazine botanique pour amateurs. "Et à vrai dire, j’aimerais rester un peu en Afrique du sud encore, histoire d’approfondir mon anglais et pourquoi pas trouver un emploi temporaire pour SANBI qui regroupe les jardins botaniques du pays, car j’ai envie d’approfondir mes connaissances sur cette flore si passionnante et me spécialiser dans les succulentes ce qui pourrait m’ouvrir des portes pour la suite !" 

Comment voyez-vous l'avenir ? 

"Fleuri !!!"

PORTRAIT CHINOIS

  • Quelle est la première chose que vous faites le matin en vous levant ? "Je m’étire aussi longuement qu’un chat."
  • Votre ou vos livres de chevet ? "Le hussard sur le toit de Jean Giono."
  • Votre film préféré ? "Chat noir chat blanc."
  • Le film que vous aimez le moins ? "Un film bollywood qu’on m’a forcé à regarder, j’ai été traumatisée !!"
  • Acteur/actrice préférée ? Vincent Elbaz.
  • Votre plat préféré ? La pizza, la vraie à pâte fine !
  • Votre boisson préférée ? L’eau des montagnes.
  • Votre péché mignon ? Le chocolat.
  • Votre couleur préférée ? Orange.
  • Un peintre préféré ? Denis Bauquier du Haut doubs !
  • Si vous alliez sur une île déserte, quel seul objet prendriez-vous ? Une canne à pêche ! 
  • Si la réincarnation existait, en quoi ou qui voudriez-vous vous réincarner ? "En abeille (mais seulement dans un endroit où il n’y a pas d’hommes pour pouvoir vivre tranquille...)"
  • Quel événement historique vous a le plus marqué ? "La catastrophe nucléaire à Fukushima."
  • Si vous aviez dû exercer un autre métier (ou d'autres études), quel serait-il ? "Femme statue dans la rue !"
  • Quelle est votre principale qualité ? "Volontaire."
  • Votre principal défaut ? "Chiante."
  • Pratiquez-vous un sport ? "Ski, marche en montagne."
  • Un passe-temps ? "Le dessin botanique, la musique."
  • Votre pays préféré ? "Afrique du Sud définitively."
  • Votre animal préféré ? "Le suricate."
  • Votre mot préféré ? "Love."
  • Votre citation préférée ? "On n’à qu’une vie !"
  • Une addiction ? "Les roulées."
  • Plutôt tram, bus, voiture ou vélo ? "Vélo."
  • Votre lieu préféré à Besançon ? "La Gare d’eau."
  • En Franche-Comté ? "Le Mont Poupet."
  • Dans le monde ? "Le Richtersveld en Afrique du Sud."

portrait de la semaine

Il est incollable sur la fête foraine de la Foire Comtoise de Besançon !

Il sait absolument tout sur la fête foraine de la Foire Comtoise à Micropolis Besançon  ! Grand passionné du milieu forain, mais aussi de maquettes en Légo, Maxime a créé en 2012 une page Facebook dédiée à la foire comtoise qui compte près de 3.500 fans. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il sait avant tout le monde quelles attractions seront à la foire et connait sur le bout des doigts les spécificités des manèges. Présent tous les jours dans les allées de la fête foraine durant le montage, nous avons rencontré Maxime… 

Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 : " l’élection des Miss n’est pas qu’un concours de beauté, c’est être ambassadrice "

À quelques jours de l’élection de Miss France ce samedi 16 décembre à Châteauroux, nous vous dévoilons la personnalité de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 figurant parmi les favorites pour le titre de Miss France 2018. C’est le portrait du mois de décembre… 

Portrait chinois de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 from maCommune.info on Vimeo.

Rencontre avec le champion de moto Vincent Philippe à quelques jours du Bol d’Or…

À quelques jours de la 81e édition du Bol d’Or 2017 ces 15, 16 et 17 septembre sur le célèbre circuit Paul Ricard, Vincent Philippe s’est arrêté à Besançon pour la projection en avant-première à la Rodia de « I want to be a champion ». Ce film retraçant le parcours du champion de moto endurance sera diffusé au Bol d’Or, sur les chaînes télévisées, dans les concessions Suzuki fin septembre et sur les réseaux sociaux.

Société

Population, emploi, revenus : que révèlent les chiffres de l’Insee sur la Bourgogne-Franche-Comté ?

À l’occasion de la Journée européenne de la statistique, célébrée le 20 octobre, l’Insee Bourgogne Franche-Comté dresse, ce mardi, un panorama du territoire, de sa population et de ses évolutions économiques et sociales. Espérance de vie, vieillissement démographique, niveau de vie, emploi ou encore équipements de proximité... pour mieux comprendre les réalités régionales et les missions de la statistique publique.

À Besançon, Aline Vieille récompensée pour son engagement en faveur du compostage

La gérante de Trivial Compost à Besançon, figure parmi les trois lauréates de la première édition du Prix des dirigeantes de l’Économie sociale et solidaire (ESS) 2026. Distinguée dans la catégorie "Transition écologique" le 15 octobre 2026 à Paris, elle reçoit une dotation de 5 000 euros pour accompagner le développement de sa structure, spécialisée dans la collecte et la valorisation des biodéchets.

Sondage – Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après la mobilisation du 17 octobre ?

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À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

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À l’Institut FEMTO-ST, Jonathan Gillot développe une théorie qui propose de revoir le comportement de l’inertie lorsque les accélérations deviennent extrêmement faibles. Publiés en juillet 2026 dans The European Physical Journal C, ses travaux ouvrent une nouvelle voie de recherche pour comprendre certaines anomalies observées dans la dynamique des galaxies.

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Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Risque routier dans le Doubs : le préfet signe une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte

Dans le cadre d’une action de prévention et de sensibilisation, la préfecture du Doubs en lien avec l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires, s’engage ce 13 octobre 2026 en signant une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte, regroupant près de 800 agents.

Illettrisme : quels sont les territoires les plus exposés en Bourgogne-Franche-Comté ?

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À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

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Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

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