Deux scientifiques jurassiens planchent sur l'immunothérapie pour traiter la Covid-19

Publié le 13/11/2020 - 18:34
Mis à jour le 12/02/2021 - 17:39

L’immunothérapie apparait comme un nouveau levier prometteur pour lutter contre la Covid-19. Une équipe de chercheurs, dont le Dampierrois Christophe Ferrand, planche sur un traitement curatif pour des patients au système immunitaire affaibli.

Dr Marina Deschamps et Dr Christophe Ferrand ©DR ©
Dr Marina Deschamps et Dr Christophe Ferrand ©DR ©

Alors que l’on parle beaucoup des anticorps comme réponse immunitaire de premier plan, les Drs Marina Deschamps et Christophe Ferrand, chercheurs dans l’Unité mixte de recherche 1098, hébergée au sein de l’EFS (unité placée sous la tutelle de l’INSERM, de l’EFS, et de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté), réfléchissent à une approche différente : mobiliser les lymphocytes T, c’est- à-dire les globules blancs, contre le virus.

Forts de plus de vingt années d’expérience dans l’immunothérapie, technique visant à utiliser le système immunitaire du patient pour s’attaquer à la maladie, les scientifiques ont mis au point en 2019 un traitement issu de la thérapie cellulaire pour vaincre la leucémie. Ce dernier vise à modifier génétiquement les lymphocytes T, les cellules les plus "tueuses" de notre organisme, afin qu’elles reconnaissent et s’attaquent uniquement aux cellules cancéreuses. Un médicament "vivant", non chimique et issu du système immunitaire.

La même démarche adaptée contre le SRAS-CoV-2

Tout a débuté pendant le premier confinement, période plus que propice à la réflexion et à la stimulation neuronale pour les deux scientifiques. "Le Dr Marina Deschamps enfermée à Antorpe, et moi à Dampierre, on s’est dit que c’était le moment idéal pour faire des recherches sur un traitement curatif, explique Christophe Ferrand. On s’est beaucoup appelé, et nous avons ré- fléchi à une approche thérapeutique visant à utiliser les lymphocytes T d’un patient en convalescence, afin de développer un traitement personnalisé."

Pour les scientifiques, il ne s’agit donc plus aujourd’hui de s’attaquer à une tumeur, mais à un virus. Sur le papier, la technique paraît simple : 1) on prélève les lymphocytes T d’un patient en convalescence. 2) On isole les T capables de reconnaître le virus (certains de ces lymphocytes T étant appelés "à mémoire" et gardiens de l’immunité). 3) On "extrait" du lymphocyte le gène responsable de cette mémoire immunitaire, appelé "récepteur", et on équipe les autres cellules de cette super-arme de destruction massive. On réinjecte ensuite le traitement au malade, plus à même de lutter contre la maladie.

"Ce n’est pas compliqué, c’est notre quotidien depuis vingt ans. Nous avons écrit le projet en dix jours. Il a été retenu parmi quinze projets présentés devant le comité national de l’EFS, permettant d’obtenir une sub- vention d’amorçage. L’intérêt est double : à la fois thérapeutique, mais aussi scientifique pour mieux comprendre la maladie" ajoute le Dr Deschamps.

300 000 euros pour un traitement

D’autant que l’environnement matériel et humain facilite la faisabilité du projet. L’ESF travaillant autour du projet "COVIPLASM" consistant à collecter le plasma de patients convalescents, les chercheurs n’auront qu’à "piocher" dans cette banque toute prête de lymphocytes T. Ils bénéficient également d’un soutien opérationnel immédiat grâce à Lucie Bouquet, étudiante en thèse et spécialisée dans ce domaine. "A Besançon, nous avons tout sur place pour concevoir localement le traitement, et démarrer rapidement le projet : les infrastructures, les donneurs, le projet COVIPLASM, les équipes..."

Cependant, les freins demeurent pour un développement à large échelle de ce traitement : il s’agit d’un médicament "sur-mesure" donc plus coûteux. Il faudra compter environ 300 000 euros pour un seul traitement. Il sera donc dans un premier temps destiné aux patients immunodéprimés, souffrants de lourdes pathologies. A ce jour, le projet appelé "Covi-TRaC" est en phase de validation et de recherche de financements. Puis viendront les phases opérationnelles et de tests sur les souris. On peut espérer une mise sur le marché d’ici deux années.

(Communiqué)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

Noisetier, cyprès, aulne, frêne : les pollens d’hiver bien installés en Bourgogne Franche-Comté

Selon le bulletin pollinique publié jeudi 12 février 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, les conditions météorologiques prévues pour cette semaine devraient rester pluvieuses et humides. Ces conditions sont favorables pour maintenir les pollens déjà présents dans l’air plaqués au sol, offrant ainsi un certain soulagement aux personnes allergiques.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

Top départ de la 6e édition de Tout Besançon donne

L’Établissement français du sang (EFS) Bourgogne-Franche-Comté lance la 6e édition de l’opération Tout Besançon Donne, qui se déroulera du 4 février au 4 mars 2026. Cette mobilisation vise à sensibiliser largement les habitants du Grand Besançon au don de sang et de plasma, en s’appuyant sur un réseau de partenaires locaux et d’ambassadeurs engagés.

La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février 2026

Se protéger, protéger son entourage, préserver le système de santé : l’ARS invite les habitants de Bourgogne-Franche-Comté à ne pas relâcher leur vigilance face aux virus de l’hiver, dans un communiqué du 30 janvier 2026. La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février.

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

À Besançon, les syndicats du CHU présentent leurs “contre-vœux”…

VIDEO • Quelques heures avant la présentation des vœux officiels de la direction du CHU de Besançon ce 28 janvier 2026 à 18h00, l’intersyndicale FO, SUD, CGT de l’hôpital a souhaité présenter ses "contre-vœux" en début d'après-midi pour dénoncer "la nouvelle gestion du temps de travail" au sein de la structure.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.48
couvert
le 15/02 à 09h00
Vent
1.32 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
90 %