Covid-19 : "Nous sommes dans une phase de stabilisation, mais il ne faut pas relâcher le confinement" (ARS Bourgogne Franche-Comté)

Publié le 10/04/2020 - 18:14
Mis à jour le 10/04/2020 - 18:22

734 morts • Lors de l’audioconférence de presse donnée ce vendredi 10 avril 2020, Pierre Pribile ,directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté a tenu a souligner « une phase de stabilisation ». Avec encore 290 personnes en réanimation pour 300 places environ disponibles en Bourgogne Franche-Comté, il est rappelé de ne « pas relâcher le confinement ».

Pierre Pribile, directeur de l'ARS Bourgogne Franche-Comté © Jean-Luc Bonvalot, ARS BFC ©
Pierre Pribile, directeur de l'ARS Bourgogne Franche-Comté © Jean-Luc Bonvalot, ARS BFC ©

Le point sanitaire effectué par l'ARS Bourgogne Franche-Comté ce vendredi 10 avril 2020 :

  • 1.282 personnes hospitalisées (1.211 jeudi)
  • 459 décès sont à déplorer en milieu hospitalier (427 jeudi) + 275 décès dans les secteurs médicaux sociaux (249 jeudi)
  • 290 personnes dans les services de réanimation (283 jeudi)
  • 1.300 sorties d'hospitalisation (1.237 jeudi)

"Même si nous avons une nouvelle hausse des personnes en réanimation, ce chiffre est plus important qu'hier et moins qu'avant hier", indique Pierre Pribile ,directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté.

L'importance de "ne pas relâcher le confinement"

Du côté du nombre de sorties d'hospitalisation, le chiffre augmente : "C'est une bonne nouvelle, nous avons plus de 1.300 sorties d'hospitalisation, cela a rattrapé le nombre des personnes hospitalisées", se réjouit l'ARS qui reste toutefois prudente : "Nous sommes dans une phase de stabilisation de la situation à l'hôpital, mais il ne faut pas relâcher le confinement".

Qu'impliquerait un relâchement du confinement ?

"Nous utilisons une fois et demie les capacités de réanimation habituelles. Nos hôpitaux tiennent le choc aussi bien dans le public que le privé. Cependant, si le confinement n'est plus suivi, le virus circulera à nouveau plus vite. Il y aura donc plus de personnes à l'hôpital. Se relâcher, c'est remettre du carburant dans l'épidémie et là cela serait une catastrophe", alerte Pierre Pribile.

Même constat pour Bernard Schmeltz, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Préfet de la Côte-d'Or, qui met en garde à l'approche du week-end Pascal : "La majorité des citoyens se comportent sérieusement et l'esprit civique est constaté. Il contribue à maintenir dans un équilibre les soignants qui sont mis à rude tâche. Quand je dis qu'il n'y a pas de dérapages trop importants, il ne faut pas en déduire qu'il faut lever le pied. Il faut que les restrictions actuelles soient maintenues. Surtout à la veille de ce week-end de Pâques ensoleillé".

Un point sur la communication des EHPAD

Ce vendredi, l'Agence Régionale de la Santé a voulu clarifier les modalités de communication des chiffres en Ehpad : "Nous ne communiquons pas sur les situations individuelles de chaque Ehpad, car ce sont des lieux de vie avec des résidents qui ont le droit absolu au respect de leur vie privée. Ce droit leur est dû et réservé", est-il précisé par l'ARS qui affirme que "la transparence est faite sur ce que font les pouvoirs publics pour les Ehpad qui sont aux prises du virus".

Trois idées "reçues" que l'ARS souhaite contester :

  • "Beaucoup de gens considèrent que les personnes âgées sont abandonnées sans soins". FAUX répond l'ARS : "Je tiens à redire que dans les Ephad les personnels travaillent et sont professionnels. Quand le virus entre dans un Ephad, il est extrêmement virulent et se diffuse à une vitesse impressionnante. Le personnel a donc besoin de renfort". (Ressource hospitalière , professionnel de la prévention des infections, ressources gériatriques, équipes de soins palliatifs et ressources de dotation en masques...)
  • Deuxième idée reçue : "Que les Ephad impactés par le Covid seraient des mauvais établissements". FAUX répond l'ARS :  "Cela n'a rien à voir, il n'y a pas de bouclier absolu. Tous les Ephad prennent des dispositions. Il ne faut pas que les équipes soient culpabilisées".
  • Troisième idée reçue : "Que les personnes âgées qui sont dans les Ehpad n'accéderaient pas au soin en réanimation dans les hôpitaux". FAUX  répond l'ARS : "Cette décision reste une décision médicale. Il y a des hospitalisations de personnes âgées (130 actuellement). "C'est vrai qu'il est très rare d'admettre une personne âgée en réanimation, car il faut avoir une chance d'en sortir, mais il n'y a pas de tri d'effectué. Les médecins sont libres de leur décision médicale".

Concernant les tests effectués dans les Ehpad, l'ARS a changé de stratégie depuis cette semaine (avant deux à trois tests étaient effectués. Si un s'avérait positif, des dispositions étaient prises pour tout l'établissement) . Désormais, pour les Ehpad qui n'ont pas encore eu de cas de Covid et qui en ont un subitement, un test est effectué sur l'ensemble du personnel soignant (les visites étant interdites, le virus serait donc rentré par l'intermédiaire d'un soignant).

Pour les Ehpad qui peuvent créer des secteurs séparés entre les résidents atteints et non atteints, tous les résidents sont testés "pour ne pas se tromper dans la localisation de ces derniers", précise l'ARS.

Concernant les masques : doit-on en porter au quotidien ?

"Non ce n'est pas une obligation de porter un masque", rappelle Pierre Pribile qui sépare toutefois les différentes natures des masques : "Pour les soignants, ils répondent à des caractéristiques particulières (FFP2 et chirurgicaux). Ils doivent donc aller aux soignants. Cela serait un mauvais usage de les utiliser dans un autre cadre".

Pour le public, il n'est toutefois pas "interdit" de porter un masque, mais le tissu est recommandé. "Le masque n'est pas une amulette magique. Il peut être contre-productif s'il y a un relâchement des gestes barrières" conclut le directeur régional de l'ARS.

Du côté de l'éducation...

En cette fin de 4e semaine de confinement, Jean-François Chanet, recteur de l'Académie de Besançon, a rappelé que "l'une des toutes premières priorités était de rester en appui et solidaire des personnels de santé" : "Nous avons une croissance régulière des enfants accueillis dans les écoles. Le ministère ne souhaite toutefois pas augmenter les ayant droits. Il faut rester économe des conditions de ce service minimum", explique-t-il.

-En ce qui concerne la continuité pédagogique, le recteur a salué "la mobilisation remarquable de l'enseignement en appui des collectivités qui ont fait le nécessaire pour que l'ENT monte en puissance" (prêt de matériel, négociation avec les opérateurs téléphoniques pour tenter d'adapter les forfaits, accord national avec poste pour les zones blanches...).

Il retient également que : "l'humain n'a pas été remplacé par la machine":  "Il a fallu faire une place importante au numérique, mais cela à renforcé les liens humains au lieu de les affaiblir", conclut-le recteur.

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Contraceptifs à base de désogestrel : courrier à 1,6 million de femmes sur un risque " faible " de méningiome

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru de développer un méningiome, annonce jeudi 10 septembre 2026 l'agence du médicament, jugeant toutefois ce risque "faible".

À Besançon, un " super scanner " unique en Franche-Comté révolutionne l’imagerie médicale

Ouvert en novembre 2024, le centre d’imagerie de Chrysopolis situé rue Blaise Pascal à Besançon, détenu par le groupe Diméo, vient de franchir une nouvelle étape dans l’imagerie spectrale avec l’acquisition en mai dernier d’un scanner Apex de chez General Electric permettant une imagerie plus précise et plus rapide unique en Franche-Comté.

Légionellose à Port-sur-Saône : après une contamination mortelle, une deuxième personne hospitalisée

Un deuxième cas de légionellose a été déclaré à l’ARS Bourgogne-Franche-Comté le 28 août 2026 chez une personne domiciliée à Port-sur-Saône et actuellement hospitalisée. Un précédent cas avait été signalé le 9 août dernier, la personne est décédée, nous apprend l’ARS.

Un jardin thérapeutique et sensoriel inauguré au CHU de Besançon

Le lundi 24 août 2026, le CHU Besançon Franche-Comté a inauguré son nouveau jardin thérapeutique et sensoriel au sein de son unité de soins palliatifs. Imaginé à partir des besoins exprimés par les patients et leurs proches, cet espace de plus de 400 m² offre désormais une véritable ouverture sur l’extérieur aux personnes hospitalisées en fin de vie.

Avec l’arrivée de la pluie, la qualité de l’air s’améliore en Bourgogne-Franche-Comté

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié lundi 17 août 2026, l'arrivée des pluies tant attendues favorise l'amélioration de la qualité de l'air qui retrouvera des taux moyens dès demain. Quant aux pollens, le risque reste faible sur la grande majorité de la région.

Besançon : une journée pour mieux comprendre la recherche sur la maladie de Parkinson

Le samedi 26 septembre 2026 de 13h à 17h30 à la CCI, l’association France Parkinson organise une nouvelle édition de « Parlons Recherche » à Besançon. Une journée ouverte aux personnes malades, à leurs proches, aux professionnels de santé, aux chercheurs et au grand public, consacrée aux avancées de la recherche sur la maladie de Parkinson.

Santé Publique France lance une consultation citoyenne sur la canicule

Santé Publique France a publié un communiqué ce lundi 10 août annonçant l'organisation d'une étude nationale sur les conséquences des canicules sur les français. Les résultats "permettront d’éclairer les politiques de santé publique et d’affiner les messages de prévention" pour les prochains épisodes caniculaires... 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.21
couvert
le 21/09 à 17h00
Vent
3.91 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
45 %

Sondage