Après une saison difficile, les stations de ski françaises misent sur la neige de culture

Publié le 06/10/2017 - 07:52
Mis à jour le 18/04/2019 - 10:19

Après une saison « assez difficile » faute d’un enneigement suffisant, qui a vu la destination ski française rétrograder en troisième position mondiale, les domaines skiables hexagonaux misent sur la neige artificielle.

Avec 51,1 millions de journées-skieur cette saison, en baisse de 1,5% par rapport à l'an dernier, les stations de ski françaises pointent désormais derrière l'Autriche (52,1 millions, +4%) et les États-Unis (54,7 millions, +1,5%). La France avait déjà cédé la saison passée sa première place aux États-Unis.

 Cette saison "fait suite à deux autres saisons plutôt difficiles", a relevé Pierre Lestas, président de Domaines skiables de France (DSF), qui regroupe plus de 230 exploitants de remontées mécaniques, lors d'un point de presse tenu ce  jeudi 5 octobre 2017  en marge du congrès annuel de l'association à Beaune (Côte-d'Or).

"Nous gardons notre optimisme, car cela tient au fait que nous avons eu pas ou peu de neige, surtout dans les petites et moyennes stations, à Noël et jour de l'An, et que cette situation a perduré jusqu'à mi-janvier", a-t-il ajouté. Pour s'assurer un manteau blanc suffisant tous les ans, les domaines investissent dans les canons à neige: aujourd'hui, 35% de la surface des domaines skiables est couverte en France, contre 60% en Autriche et 70% en Italie, "ce qui crée un écart de compétitivité", a souligné Laurent Reynaud, délégué général de DSF.

  •  À Métabief, les 90 canons à neige permettent, quand le temps le permet (il faut une température d'au moins -3°C), "une assurance neige" sur un peu moins de 9 km de pistes sur les 37 du domaine. Des réflexions sont menées pour aménager le secteur de Piquemiette, mais des études sont toujours en cours.

Plus de 120.000 emplois dépendent chaque année de l'ouverture du domaine skiable, des écoles de ski aux hébergements en passant par l'activité commerciale. "Un hiver sécurisé garantit l'emploi. C'est un enjeu sociétal majeur", estime pour sa part Jean-Yves Rémy, président délégué de cet organisme.

En Auvergne-Rhône-Alpes, qui concentre plus de 70% des journées de ski en France, un peu moins de 30 millions d'euros de subventions ont été spécifiquement fléchés pour l'équipement en matériel d'enneigement artificiel sur la période 2016-1018, pour un investissement total de l'ordre de 100 millions d'euros.

 Les stations cherchent aussi à assurer le renouvellement de leur clientèle, avec une opération de charme lancée cette année en direction des jeunes, et à diversifier l'activité, sur les pistes ou après-ski. "Pour cela, il faut beaucoup de moyens", mais "ne pas investir, c'est sacrifier l'avenir de nos stations", a insisté le président Lestas, qui propose aussi d'étendre la "taxe loi montagne" des opérateurs de remontées mécaniques à tous les acteurs économiques ou encore de taxer les "lits froids", c'est à dire les résidences secondaires non occupées.

(AFP)

 Info + 

A l'occasion du congrès annuel 2017  des domaines skiables de France, la station de ski de Métabief a présenté la démarche "développement durable BIOM" pour laquelle elle a été pilote au sein de "domaines skiables de France". Métabief a obtenu un très bon score : 71% des dépenses générées par la station contribuent directement au développement durable local (lire notre article)

 

station métabief

Economie

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Affouage 2026 à Besançon : il est possible de déposer son dossier du 23 février au 15 mars 

Chaque année, la Ville de Besançon propose aux foyers bisontins de participer à l’affouage, une opération qui permet de valoriser le bois de la forêt communale tout en répondant aux besoins domestiques des habitants. Pour 2026, une dizaine de lots sont disponibles, offrant à chacun la possibilité de se procurer du bois de qualité pour le chauffage.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

FC Sochaux : une réduction de capital qui divise les actionnaires, un appel à trouver un investisseur “solide”

L’assemblée générale extraordinaire du FC Sochaux-Montbéliard s’est tenue le vendredi 13 octobre 2025, en amont du match opposant le club à Paris 13 Atletico, dans un climat jugé serein par l'un des participants, malgré une semaine agitée sur le plan médiatique et sportif.

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.73
légère pluie
le 21/02 à 00h00
Vent
4.19 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
89 %