Didier Sikkink : "Mon rêve serait de faire jouer Bruce Springsteen à Micropolis"

Publié le 11/01/2017 - 17:59
Mis à jour le 19/09/2019 - 14:22

Cette semaine, nous avons rencontré Didier Sikkink, directeur général de Micropolis à Besançon pour notre portrait de la semaine. Né aux Pays-Bas et s’étant retrouvé à Toulouse quelques années plus tard, le jeune Didier part faire ses études à Besançon en pensant en repartir rapidement… Mais le destin en a décidé autrement !

 ©
©

PORTRAIT DE LA SEMAINE

Carte d'identité

  • Didier Sikkink
  • Né le 7 janvier 1966 à La Haye (Pays-Bas)
  • Vit à Besançon
  • En concubinage et père de deux filles âgées de 15 et 23 ans
  • Métier : directeur général de Micropolis à Besançon 

Didier Sikkink est né à La Haye aux Pays-Bas d'un père hollandais et d'une mère française. Jusqu'à son cinquième anniversaire, il voyage avec ses parents entre l'Allemagne, la Belgique et la France, car son père travaillait pour un groupe international. Après le divorce de ses parents lorsqu'il a 5 ans, le jeune Didier vit avec sa maman et déménage à Toulouse. Les années passent et l'adolescent souhaite devenir ingénieur. Il décide d'entrer à l'Ensmm à Besançon avec l'objectif de devenir ingénieur en aéronautique. Il pense alors revenir à Toulouse pour y travailler, mais la vie en décidera autrement puisque Didier ne quittera plus Besançon. "D'entreprises en amours, je resterai à Besançon", nous confie-t-il.

D'entreprises en entreprise au cabinet du maire…

Sa carrière professionnelle démarre dans l'entreprise Dupont de Nemours en tant qu'ingénieur électronicien. Puis pendant 4 ans, Didier travaille pour l'entreprise France Equipement (aujourd'hui Abéo).

Après ses premières expériences, le jeune ingénieur crée sa propre entreprise d'informatique en 1994. "J'étais le premier à Besançon à expliquer ce qu'était internet à tout le monde", se souvient-il. Il ouvre dans la foulée un magasin d'informatique, Microcosme qu'il a revendu en 2000. Ensuite, Didier Sikkink revient travailler pour Abéo pendant 4 ans dans le domaine des équipements de piscines municipales, etc. Puis le 1er avril 2004, il se retrouve au cabinet du maire (Jean-Louis Fousseret) délégué à l'université et aux technologies. Sept ans plus tard, il est adjoint au maire.

"J'ai passé 6 mois à comprendre ce qu'avait réalisé mon prédécesseur pendant 16 ans"

En novembre 2011, Jean-Louis Tissot, l'ancien directeur général de Micropolis quitte son poste. Un appel à candidatures est lancé auquel Didier Sikkink se présente. Avec son passé de chef d'entreprise, son profil est jugé comme "intéressant". Il est alors nommé directeur général du parc des expositions de Micropolis. "Pendant les six premiers mois, j'ai passé beaucoup de temps à comprendre ce qu'avait réalisé mon prédécesseur pendant 16 ans sans une seule année de déficit", nous raconte Didier, "je m'en suis imprégné".

Après 5 ans à la tête du parc des expositions de Besançon, Didier Sikkink avoue conserver "70% des impulsions" de Jean-Louis Tissot et d'ajouter que pour sa part, "j'ai amené une grosse évolution du système de données : on est passé de 7 ans de retard à ce niveau-là à 3 ans d'avance". Concernant les investissements, "j'ai eu jusqu'à maintenant une politique un tout petit peu plus ouverte". 

"On travaille pendant que les gens s'amusent"

Comme dans de nombreux métiers, certains travaillent pendant que d'autres s'amusent. Leur métier est de faire passer un bon moment aux clients ou visiteurs qui eux, n'ont pas l'impression que tout s'affaire autour d'eux afin que tout se passe bien. "Au début, quand on fait la transition d'un métier à celui-là, les gens ne comprennent pas que je ne suis pas là pour m'amuser", nous confie Didier Sikkink, "à ma première Foire comtoise c'était : viens boire un coup ! viens boire un coup ! viens boire un coup… On est là pendant 14 heures par jour pendant 9 jours, et quand on sort du cabinet du maire, on connaît un petit monde et tout le monde voulait que je vienne boire un coup avec lui, mais j'avais accepté à chaque fois, je serais devenu rapidement alcoolique".

Aujourd'hui, Didier Sikkink dit avoir une position "plus ferme" pour éviter de tomber dans des traquenards festifs à chaque pas foulé dans la foire ou toute autre manifestation publique. "Je ne le pensais pas avant de travailler ici, mais c'est vraiment une contrainte du job : je suis quelqu'un de jovial, d'enjoué et quand on vient me dire que les gens s'éclatent et bien j'ai envie de m'éclater aussi. Je parle de moi, mais c'est aussi le cas pour les autres".

Didier Sikkink nous explique que son métier est "passionnant parce que tous ces événements, on les vit pour servir les clients en lui amenant du matériel, des espaces, des conseils et que ce soit pour nos événements ou pour des événements d'organisateurs extérieurs à Micropolis, mais que l'on concocte avec eux, soit 350 événements de différentes ampleurs, on est nourri à la satisfaction des gens. Concrètement, on sort de Micropolis plus content qu'en y entrant et je crois que c'est ce que je veux de toute façon, on y arrive plutôt bien et ça, c'est génial comme motivation pour le boulot".

La peur de l'imprévu 

Même si les visiteurs sont contents, il y a une contrepartie : "c'est énormément de stress", nous confie le directeur général de Micropolis, "Ces gens vivent des choses exceptionnelles, mais il ne faut pas que la machinerie casse". Malgré une grande maîtrise du sujet, "il y a des sources de stress et sans arrêt cette petite inquiétude du truc imprévu". Didier Sikkink évoque d'ailleurs que lors des Rendez-vous de l'âge en 2016, le maire de Besançon a commencé son discours jusqu'à ce que le micro s'arrête. "En plus, c'est le patron, c'est le maire… et là on monte dans les tours ! Mais on a trouvé une solution."

En définitive, "oui c'est un job génial, oui on s'éclate bien, oui on est nourri au bonheur des gens, mais au prix d'un rythme de vie très particulier et d'un fond de stress permanent pour être sûr que tout se passe bien".

Des anecdotes ? 

En 5 ans de métier, Didier Sikkink dit avoir "énormément" d'anecdotes à nous raconter, mais il n'en sélectionnera que deux pour nous.

"Un mercredi soir de Foire comtoise, très tard, à la fermeture du parc, un couple de personnes en situation de handicap en fauteuil roulant s’est retrouvé seul, désarmé vers la sortie de Micropolis. Je suis allé vers ces personnes et elles m'ont dit : - Monsieur, on s'est tellement amusés qu'on a oublié de brancher nos batteries de fauteuil et on ne peut plus rentrer chez nous -. Nous avons donc passé de nombreux coups de fil pour finalement les remmener chez eux… La journée s'est alors terminée à 4 heures du matin".

Autre anecdote :

"Je crois que je m'en remets assez rarement voire je ne m'en remettrai jamais… Il y a deux soirées à Micropolis très particulières dans l'année : c'est le mercredi soir de la Foire et le vendredi soir de Talents & Saveurs, car ce sont les moments pendant lesquels tous les éleveurs de vaches comtoises, qui sont vraiment des gens incroyables, arrivent. Et quand le monde rural avec tout ce qu'il a de générosité et de chaleur humaine amène 190 bêtes à chaque fois, avec un concours très important pour eux, il se passe des choses assez drôles. Par exemple, pendant la nuit, les éleveurs dorment avec leurs vaches et passent toute la nuit dans le parc. Et passer toute une partie de la nuit avec des éleveurs de Franche-Comté qui fêtent le plaisir de se retrouver entre eux, ça vaut son pesant de cacahuètes…" 

Quels rêves pour Micropolis ? 

Le rêve de Didier Sikkink pour Micropolis, si l'on poussait l'imagination jusqu'au bout, serait de faire venir Bruce Springsteen "mais ce n'est pas faisable", précise-t-il.

Si on redescend sur Terre, son souhait serait de créer à la fin de l'été un festival basé sur l'humour et le one man show. "C'est un rêve plus logique qui devrait se réaliser, mais pas en 2017…", nous informe le directeur général.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

portrait de la semaine

Il est incollable sur la fête foraine de la Foire Comtoise de Besançon !

Il sait absolument tout sur la fête foraine de la Foire Comtoise à Micropolis Besançon  ! Grand passionné du milieu forain, mais aussi de maquettes en Légo, Maxime a créé en 2012 une page Facebook dédiée à la foire comtoise qui compte près de 3.500 fans. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il sait avant tout le monde quelles attractions seront à la foire et connait sur le bout des doigts les spécificités des manèges. Présent tous les jours dans les allées de la fête foraine durant le montage, nous avons rencontré Maxime… 

Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 : “l’élection des Miss n’est pas qu’un concours de beauté, c’est être ambassadrice”

À quelques jours de l’élection de Miss France ce samedi 16 décembre à Châteauroux, nous vous dévoilons la personnalité de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 figurant parmi les favorites pour le titre de Miss France 2018. C’est le portrait du mois de décembre… 

Portrait chinois de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 from maCommune.info on Vimeo.

Rencontre avec le champion de moto Vincent Philippe à quelques jours du Bol d’Or…

À quelques jours de la 81e édition du Bol d’Or 2017 ces 15, 16 et 17 septembre sur le célèbre circuit Paul Ricard, Vincent Philippe s’est arrêté à Besançon pour la projection en avant-première à la Rodia de « I want to be a champion ». Ce film retraçant le parcours du champion de moto endurance sera diffusé au Bol d’Or, sur les chaînes télévisées, dans les concessions Suzuki fin septembre et sur les réseaux sociaux.

Société

Sécurité des interventions : Enedis et le SDIS du Doubs renforcent leur coopération

Enedis en Alsace Franche-Comté et le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) du Doubs ont officialisé mercredi 28 janvier 2026 la signature d’une convention de partenariat opérationnel. L’objectif est d’améliorer la sécurité et la coordination lors des interventions impliquant un risque électrique ou des situations de terrain complexes.

4e édition du Festival des solutions écologiques : les candidatures sont ouvertes

La Région Bourgogne Franche-Comté organise la 4e édition du Festival des solutions écologiques, un événement ouvert à l’ensemble des habitants du territoire souhaitant devenir "porteur de solutions" et participer activement à la transition écologique. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 27 février 2026.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Symboles des handicapes invisibles, des tournesols fleurissent sur le réseau Ginko

Mardi 27 janvier 2026, Kéolis Besançon Mobilité, exploitant du réseau Ginko pour Grand Besançon Métropole, a présenté la dernière phase de déploiement du projet "Sunflower - Hidden Disabilities", autrement dit le dispositif "Tournesol" auquel le groupe vient récemment d’adhérer. Ce dernier permet aux personnes porteurs d’un handicap invisible de signaler discrètement un besoin d’assistance grâce à un symbole facilement reconnaissable, un cordon vert orné de fleurs de tournesols.  

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.1
couvert
le 29/01 à 15h00
Vent
1.35 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
82 %