"Le surimi, un bâtonnet de la mer qui ne se pêche pas !", par Valentine Caput, diététicienne

Publié le 11/03/2023 - 13:59
Mis à jour le 02/05/2023 - 15:19

Ce mois de mars 2023, l'une de nos diététiciennes bisontines, Valentine Caput, dénonce les dérives de la fabrication du surimi, ces petits bâtonnets orange et blancs bien pratiques pour l'apéro et les salades, mais préoccupants pour la santé.

Les Français semblent particulièrement amateurs de surimi. En France, près de 2 kgs de surimis seraient ainsi consommés... par seconde ! Soit 63.000 tonnes par an. Ce qui nous place au 2e rang européen ! Autant dire que le marché est juteux. En effet, qui n'a pas été tenté d'acheter ces jolis petits bâtonnets orangés pour égayer une salade composée ? Mais sait-on réellement ce que l'on mange, comme dirait ma grand-mère ?

Le surimi est préparé à partir de hachis de chairs de poissons blancs. Après la pêche, la chair des poissons est mixée puis lavée et transformée en pâte qui sera surgelée en plaques.

30 % de poisson et de 70 % ... d'additifs !

Dans les usines, la pâte est décongelée et mélangée à de nombreux additifs selon la marque : fécule de pomme de terre, blanc d'oeuf, amidon de blé, sucres, gélatine, sel, huiles diverses, carraghénanes, gomme de xanthane ou encore sorbitol et glutamate. Et évidemment du paprika pour la couleur. Chez certaines marques, des polyphosphates, considérés comme des additifs douteux, sont également ajoutés. En moyenne, la préparation se composera de 30 % de poisson et de 70 % ... d'additifs !

Longtemps, le consommateur était persuadé qu'il contenait même du crabe : une vague saveur synthétique le lui faisait croire... mais c'était un leurre pour mieux anoblir ledit bâtonnet !

Certes, certains fabricants tendent à rendre le produit moins transformé en affichant un meilleur score de poisson. Toujours est-il qu'il vaut mieux rester prudent avec quelque chose qui ne se pêche pas contrairement aux petits poissons de types sardines ou maquereaux, bien meilleurs en terme de santé ! Des protéines de bonne valeur nutritionnelle : - 20 % (contre 5 à 10 % dans le surimi), des omégas 3 à la pelle... et surtout pas de sucre ! Quant à la mastication, c'est un autre débat (mais pas inintéressant !) : nous voilà à gober comme un poisson plutôt qu'à mâcher.

Si le surimi se vend en moyenne 15 €/kg (mayonnaise incluse qui alourdit la valeur calorique), la sardine en boîte peut se trouver à partir de 10 €/kg. De quoi réfléchir...

Vous l'aurez compris : consommé occasionnellement, le surimi ne pose pas de problème, en tout cas pas plus que d'autres produits hypertransformés. Mais le mettre régulièrement dans son caddie n'est sûrement pas une bonne idée !

© Libre de droit

Valentine Caput  - Diététicienne Nutritionniste Besançon

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